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1000 postes dans les SPIP réaction de la CGT Pénitentiaire

vendredi 11 octobre 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

A l’occasion de la présentation du projet de loi concernant la prévention de la récidive et l’individualisation de la peine au conseil des ministres du 9 octobre 2013, le Premier Ministre a annoncé la création de 1000 postes dans les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation afin de « donner les moyens » au projet de réforme et a réaffirmé l’objectif de 40 personnes suivies par conseiller d’insertion et de probation.
Cette annonce a été confirmée par la Garde des Sceaux qui a cependant précisé dans un courrier adressé ce jour à l’ensemble des personnels des SPIP que les 1000 postes ne s’ajouteraient pas aux 300 créations d’emploi prévues au budget 2014.

Ainsi, c’est 700 postes supplémentaires promis. 400 créations de postes en 2014 par le jeu d’un additif au projet de loi de finances de 100 postes ; puis 700 postes répartis sur 2015 et 2016.
Le Ministère et l’administration pénitentiaire souhaitent que d’autres corps que les CPIP soient recrutés : personnels administratifs, psychologues et personnels d’encadrement. Aucun détail sur les répartitions n’est fixé…

La CGT Pénitentiaire voit dans cette annonce une promesse significative sur les moyens humains. Un pas est effectué envers les personnels de ces services mais également vers une reconnaissance des besoins et une prise de conscience d’un nécessaire service public de qualité.

Les luttes des dernières années, notamment depuis la mobilisation suite à l’affaire de Pornic ont permis de mettre la lumière sur les pénuries de moyens. Chacune et chacun en alertant les médias, les élus ont largement contribué à lever le voile sur la réalité de nos services.
La CGT, ses militants, adhérents et sympathisants, en revendiquant avec force un ratio limitant le nombre de personnes suivies par travailleur social ont fait entendre aux politiques ce préalable indispensable. Nous avions raison !
La CGT continuera de se battre sur ce terrain et sur celui du sens des métiers. L’intervention des conseillers d’insertion et de probation et des assistants de service social doit retrouver toute sa dimension socio-éducative.
Ces promesses ne nous feront pas baisser la garde et nous attendons la concrétisation de celles-ci.

Nous savons tous que ces emplois ne suffiront pas à atteindre cet objectif de 40 personnes suivies par travailleur social et que les moyens humains ne sont pas une fin en soi.
En effet, les budgets de l’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire qui accueillera ces futurs professionnels sont réduits tout comme les budgets de fonctionnement des SPIP et les crédits d’insertion.

Le projet de loi qui ne sera examiné au Parlement qu’à compter du 8 avril 2014 doit largement gagner en ambition et la CGT pénitentiaire y contribuera et continuera de porter la parole des terrains !

Montreuil, le 11 octobre 2013

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