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3 972 052 heures sup mises en paiement en 2013 = 2483 emplois de personnels de surveillance

jeudi 10 avril 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

En 2013, ce sont 3 972 052 heures supplémentaires qui ont été mises en paiement sur l’ensemble
des DI + la MOM. C’est 8,73 % de plus qu’en 2012 qui avaient déjà enregistré une hausse de 8,5
% par rapport à 2011 !

Sur une base moyenne généralement admise de 14,5 € l’heure, cela représente 57,6 millions d’euros
affectés au paiement de ces heures ! Soyons tranquilles avec cette question, la CGT le dit haut et fort :
c’est normal de payer, c’est du travail fait, il doit être rémunéré pour tous ou récupéré, selon les
souhaits de chacune et chacun. Cela pose forcément aussi la question des salaires où toutes et tous
avons désormais des difficultés pour boucler les fins de mois !

C’est d’autant plus normal de payer que ces millions d’euros sont loin de valoir le coup des agents
afférents à ces heures supplémentaires. L’administration réalise encore des économies sur cette
question, malgré sa volonté chaque année, de se permettre le luxe de « chipoter » et de faire la chasse à
ce qu’elle considère comme étant un gaspi ! En moyenne, les lettres cadres des DI aux chefs
d’établissements fixent à 104 h annuelles par agent un plafond à ne pas dépasser pour 2014 : Ridicule
et inaccessible…sauf à ne plus payer ou embaucher !

Mais s’il fallait le faire, nous n’aurions qu’une chose à dire à nos gouvernants : sur une base
annuelle de 1600 heures de travail, ce sont 2483 personnels de surveillance (les heures sup
payées divisées par 1600) qui devraient être recrutés immédiatement pour couvrir les déficits
d’organigrammes existants et opérer une simple remise à niveau !

Avec les 229 postes ouverts à la CAP de juin 2014 (sans compter Vendin le Vieil et Condé qui sont
des ouvertures), cela représente moins de 10 % des besoins indispensables offerts à cette commission.

C’est dramatique et insensé dans le contexte pénitentiaire que nous connaissons. En effet, à
l’heure où partout les détentions sont en surchauffe, où la surpopulation pénale est galopante, où
l’encadrement des détenus en ratio est très déficitaire et risqué, où le travail en mode dégradé est
devenu quasiment la règle, où nous n’avons plus le temps de faire un travail satisfaisant et
optimal, où tous les parapluies sont ouverts, où plus personne n’a de repères dans nos prisons
pétaudières, où l’insécurité est omniprésente, etc, l’emploi doit être une priorité majeure !

Il doit l’être d’autant plus que les personnels de surveillance sont au bord de la rupture physique
et morale, que les rappels, donc des repos qui sautent, et autres rythmes de travail infernaux,
pèsent sur la santé des collègues et leurs vies de famille.

Il faut prendre le taureau par les cornes et aller gagner ces emplois : il faut
d’urgence la seule remise à niveau des organigrammes. Le gouvernement doit nous
donner les moyens de cette remise à niveau par la création de 2500 postes de
personnels de surveillance ! C’est un enjeu primordial !

C’est notre santé mais aussi nos vies de famille et au travail qui sont en jeu :

La CGT exigera de la ministre cette prise en compte !

La lutte unitaire doit être aussi sur le tapis !

Montreuil, le 10 avril 2014

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