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536 postes supplémentaires annoncés par la Ministre de la Justice

mercredi 9 juillet 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

La Ministre de la Justice a annoncé hier le lancement d’un recrutement de 536 surveillants qui s’échelonnera de 2014 à 2017, en résorption des postes vacants.
Seront ainsi recrutés 200 surveillants dès 2014, 100 en 2015, 100 en 2016 et 136 en 2017.

Pour la CGT Pénitentiaire, même si ce recrutement est une petite bouffée d’oxygène, il reste encore beaucoup à faire !

En effet, avec une moyenne de 4 millions d’heures supplémentaires sur une année, c’est 2500 surveillants supplémentaires qu’il faudrait. C’est mathématique (4 M€ / 1600 heures annuelles dues) ! Budgétés sur quatre ans, ce sont en moyenne 134 surveillants qui seront recrutés par an… soit moins d’un collègue par établissement, nous sommes bien loin du compte !

Les personnels de surveillance sont en grande souffrance. Cela est dû essentiellement à ce nombre trop élevé de postes vacants par rapport aux charges et à la pression du travail. Nous voulons des conditions d’exercice de nos missions optimales, qui nous permettent d’avoir une véritable vie de famille, un encadrement des détenus sécurisant, et qui nous garantissent de travailler sereinement.

Alors, au risque de jouer les trouble-fêtes, nous ne pouvons pas nous contenter de ces 536 postes.

La CGT Pénitentiaire appelle le gouvernement à accentuer les recrutements pour que nos postes vacants soient comblés : il en va de l’intérêt des personnels et de notre service public.

Chers collègues, ne vous y trompez pas : à la différence de ce qui vous est conté par d’autres OS, ces postes ne sont pas l’œuvre de leurs mobilisations.

Force est de constater qu’ils n’hésitent pas à revendiquer la paternité de ces emplois, alors que la réalité est tout autre : ces postes étaient dans les tuyaux et actés de longue date. La DAP et le ministère le répétaient à qui voulait l’entendre mais Bercy n’ouvrait pas les crédits nécessaires. Depuis des mois, des négociations étaient engagées avec le Budget pour débloquer ces crédits et l’arbitrage nous a été favorable.

S’il suffisait de deux jours d’action pour gagner quoi que ce soit, ça se saurait ! Dans ce cas, encore deux jours de plus et nous gagnions 500 emplois de mieux !

Soyons sérieux, la réalité et la demande des personnels passent par l’unité syndicale dans un mouvement puissant, seul capable de changer la donne et satisfaire nos revendications et les besoins du service public !

Montreuil, le 9 juillet 2014

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