Accueil > Communiqués > Nationaux > Accusés de couter trop chers et d’être trop malades : Nous (...)

Accusés de couter trop chers et d’être trop malades : Nous sommes à nouveau la cible !

jeudi 17 novembre 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Accusés d’être trop malades, le gouvernement veut nous imposer à nouveau une régression de nos droits en matière de protection sociale. Pour les salariés du privé, le délai de carence pour les congés maladie serait rallongé d’un jour (4 jours au lieu de 3). Pour les agents, fonctionnaires de la Fonction Publique un délai de carence sera créé.

S’agissant des fonctionnaires, après le gel des salaires pour 2011 et 2012 synonyme de dégradation sans précédent des rémunérations, la suppression massive d’emplois synonyme d’aggravation des conditions de travail et d’altération de la qualité du service public rendu, la hausse des cotisations retraites synonyme d’amputation aggravée du pouvoir d’achat, la RGPP synonyme de bradage des missions publiques, la coupe déborde largement !

Et tout cela au nom d’économies à faire pour appliquer un plan de rigueur qui n’est en vigueur que pour les salariés, les privés d’emploi, les retraités et non pour les décideurs et les actionnaires.

Quoique les économies ne sont pas toujours la priorité pour preuve : une société privée organise, depuis 2009, le dispositif de contrôle des personnels pénitentiaires en congés maladie.

La contre visite organisée par cette société est facturée et prise en charge sur le budget de l’établissement. Elle est facturée sur la base forfaitaire de 98 euros hors taxe avec une majoration de 55 euros par visite si le contrôle est réalisé le week-end sur demande express du directeur. Comme nous l’avions déjà dénoncé, ce procédé révèle plusieurs points très négatifs :
- La volonté de l’administration de multiplier les contrôles et de stigmatiser les personnels ayant des problèmes de santé.
- Le déni de l’administration face à la dégradation de la santé des personnels.
- Le coût exorbitant de ce dispositif alors même que les établissements sont souvent insalubres faute de moyens financiers.

Pour la CGT pénitentiaire, toutes ces attaques liées à la santé des personnels sont odieuses et cyniques à l’heure où tous s’accordent à constater que la souffrance au travail et l’épuisement professionnel augmentent, à l’heure où les suicides se multiplient.

Aussi face à ces attaques antisociales, la CGT s’attache à organiser une riposte unitaire. Des intersyndicales sont organisées au niveau interprofessionnel et au niveau de la fonction publique. De futures actions sont à prévoir, la CGT pénitentiaire appelle tous les personnels pénitentiaires à y participer massivement.

Montreuil le 17 novembre 2011

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page