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Administration Pénitentiaire : Illustration de la banqueroute de l’Etat français ?

jeudi 17 décembre 2009  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Après la tentative avortée, il y a quelques jours, de non paiement des heures supplémentaires et différentes primes aux surveillants de prison, l’administration pénitentiaire (AP) confirme ce matin l’information transmise à la CGT Pénitentiaire la nuit dernière : la carrière des personnels n’existera plus ou si peu dans cette grande famille qu’est l’administration pénitentiaire !

La CAP du tableau d’avancement de Brigadiers de ce jour est totalement bouleversée : la DAP nous avait informés de l’ouverture de 1798 postes et depuis hier soir, ces postes seraient drastiquement réduits.

En conséquence, aujourd’hui, ce sont les collègues, qui espéraient un déroulement de carrière en tant que Brigadier, qui sont lésés et offensés ! Parce qu’il n’y a plus d’argent -mais cela était prévisible- les promesses de promotion sociale faites aux collègues, via des organisations syndicales bien accompagnatrices de certaines réformes politiques, ne verront pas leurs espoirs de déroulement de carrière se réaliser !

C’est un nouveau scandale ! Ce sont toujours les mêmes qui sont mutilés et sacrifiés : les personnels des plus basses catégories !

La banqueroute de l’Etat français est-elle annoncée ? Plus d’argent pour payer les uns, une gestion à la petite semaine de la justice, plus de services publics ; bref, la ruine, la faillite, les dettes ! Enfin, pas pour tous …

Si l’Etat décideur ne se donne pas les moyens de sa politique pénale en terme budgétaire, alors :

  • Qu’il vide ses prisons ;
  • Qu’il cesse d’en construire des nouvelles !
  • Qu’il daigne enfin respecter les droits de l’Homme comme demandé à différentes reprises ;
  • Et surtout, qu’il apprenne à respecter les personnels qui sont à son service !

Nous informons les collègues que l’accompagnement de certaines réformes par des syndicalistes plus prompts à jouer les « Lucky Luke » du stylo que de lutter efficacement pour les personnels a des conséquences à courts, moyens et longs termes !

Nous payons tous aujourd’hui la rapidité des signatures d’hier, et nous les paierons encore demain !

Nous mettons en garde les collègues : ces réductions budgétaires et cette gestion à la petite semaine se font au détriment des agents et risquent de perdurer si nos dirigeants ne changent pas de cap immédiatement !

Montreuil, le 17 décembre 2009.

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