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Administration pénitentiaire Gestion à la Hussarde : Les contractuels sont virés !

lundi 3 mai 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Depuis toujours, la CGT dénonce le recours exacerbé et intolérable à la précarité et au non titulariat de la part des employeurs publics.

Alors qu’aux missions permanentes de la Fonction publique correspondent des emplois statutaires de fonctionnaires, plus d’1 million d’agents sont exclus de cette règle pourtant républicaine.
Dans l’administration pénitentiaire, en 2009, sur 32837 personnels, 1281 étaient recrutés comme contractuels.

La CGT, dans la fonction publique, ne cesse de demander un véritable plan de titularisation d’une part et, d’autre part, un encadrement strict des possibilités de recrutement dérogatoire de contractuels.

L’employeur public ne peut pas continuer de se comporter comme le pire des patrons, prenant les personnels pour des objets jetables et corvéables à merci.

La CGT pénitentiaire dénonce vivement la gestion actuelle de l’administration concernant les contractuels. En effet, pour des raisons de restrictions budgétaires (RGPP oblige), notre direction a choisi de réduire la masse salariale et d’éjecter une centaine d’ETP (Emploi à Temps Plein) de contractuels c’est-à-dire un peu plus de 400 personnes sous contrat qui œuvrent pourtant depuis plusieurs années au service de l’Etat.
De façon parfois très violente, puisque sur un simple coup de fil, certains d’entre eux apprendront qu’ils n’auront plus de travail d’ici l’été alors qu’ils travaillaient à l’administration pénitentiaire depuis presque 6 ans.

Face à cette scandaleuse décision, la CGT pénitentiaire exige une toute autre réflexion avec l’élaboration immédiate d’une cartographie où seraient précisées la qualification, la nature et la typologie des emplois occupés par les contractuels dans l’administration pénitentiaire au niveau de chaque direction interrégionale et une proposition de titularisation selon différentes modalités.

La CGT pénitentiaire, opposée farouchement à la RGPP (révision générale des politiques publiques), continuera, sans cesse, de se battre contre la réduction drastique de nos moyens qui se traduit par des prévisions de remplacement de petites structures carcérales par de très grandes prisons, la fermeture d’antennes SPIP, la suppression de postes et la diminution de personnels pénitentiaires.

La CGT pénitentiaire revendique les créations d’emplois nécessaires pour faire face aux multiples missions du service public pénitentiaire.

Montreuil, le 3 mai 2010

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