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Agressions : STOP !!!

mardi 14 juin 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Agressions : STOP !!!

Indissociable d’une dégradation générale des conditions de travail, la multiplication des agressions reflète l’état d’une détention où les personnels, épuisés, subissent trop souvent l’hostilité de la population pénale.

L’accroissement de la violence avec le recours à différentes armes, de la lame à rasoir à l’huile bouillante, atteste d’une inquiétante banalisation du « passage à l’acte ».

A l’évidence, la CGT exige des sanctions exemplaires envers les auteurs d’agressions, tout en dénonçant en parallèle la déchéance d’un système carcéral ou règnent l’insécurité et la violence la plus sordide, qu’elle soit morale ou physique.

Les problématiques sont identifiées et connues. L’administration se doit d’assumer ses responsabilités.

Ainsi, la présence de nombreux détenus dont la pathologie et le passif supposent une prise en charge médicale, en lieu et place de la classique incarcération, est assurément génératrice de conflits imprévisibles pour le personnel de surveillance.

Tant de fois dénoncée, la surpopulation pénale avec son lot de promiscuité atteint aujourd’hui des seuils jamais égalés, et attise des violences de tout ordre. Sous couvert de moyens humains insuffisants, le surveillant isolé à son étage compose avec un rôle essentiellement répressif, tout en intégrant l’obligation de préserver l’équilibre d’une détention dont il se devra de rendre compte.

Avec pour obsession unique de garantir le calme relatif de la détention, l’administration se satisfait aisément des frustrations de son personnel, voire de quelques agressions si la gestion de la pénurie l’exige !

L’urgence exhorte à repenser la Prison et le rôle du surveillant, dont la seule fonction de porte clef ne suffira pas à juguler la spirale de la violence.

L’écoute complaisante d’une administration en mal de solutions, et dont l’analyse se borne trop souvent à ne déplorer fataliste que les faits d’agressions, n’est plus concevable !

La CGT REVENDIQUE :

  • Le transfert systématique des détenus auteurs d’agressions.
  • Un numéro clausus pour les EPM où la surpopulation est contraire à l’idée et à l’esprit de la prise en charge personnifiée des mineurs détenus.
  • Le renforcement du personnel de détention afin d’accroitre l’observation de la population pénale et la sécurité des personnels.
  • Une prise de contact systématique par la psychologue après toutes agressions du personnel avec l’agent, ce dernier étant libre de profiter ou de décliner l’opportunité.
  • L’accès à l’assistance juridique en termes de démarches administratives et judiciaires.
  • La réorientation de la politique carcérale vers des établissements à taille humaine.
  • La prise en compte du traumatisme de l’agent agressé lors de sa reprise de fonction et la possibilité d’un retour progressif en détention.

L’explosion des agressions s’accentue depuis 2010, où déjà fédérée autour d’une unité, les syndicats dénonçaient des détentions chaotiques, des personnels saturés, des revendications indemnitaires et une reconnaissance justifiée de nos métiers.

Aujourd’hui rien n’a changé, sauf la dégradation constante de la situation. Une pathétique prestation de serment au souhait de l’agent, un élitiste corps de brigadier qui oublie 70% des personnels de surveillance, et des nouvelles missions pénitentiaires sans moyens, signifient encore de fortes dégradations des conditions de travail.

Abstraction faite des clichés racoleurs et des promesses électorales…
C’est notre métier, au travers de nouvelles missions, qu’il faut repenser.

L’obtention de la catégorie B assortie de l’évolution de la fonction du surveillant, c’est l’engagement de CGT PENITENTIAIRE.

Commission Nationale des Personnels de surveillances

Montreuil le 14juin2011

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