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Alerte !!! Souffrance au travail chez les Personnels Administratifs (PA)

mardi 12 juin 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

NON, ce n’est pas un effet de mode, même si malheureusement d’autres secteurs sont également durement touchés !
Il s’agit du quotidien d’agents, de collègues travaillant en établissement, en SPIP ou en DISP ; il s’agit de personnes qui souffrent, de leurs conditions de travail, par leur travail, sur leur lieu de travail.

On peut, et nous avons déjà dénoncé

• des effectifs insuffisants (800 emplois au 1er janvier 2010), des charges de travail accrues, de nouveaux logiciels chronophages et inadaptés, les restructurations (fermetures d’établissements ou de services, PFI,…), … ;

• des gestions inhumaines, le management par le stress, le harcèlement, la culture du résultat, l’individualisation forcée ;

• le copinage et la partialité tant dans l’attribution de postes de travail que dans l’évaluation des agents et leur avancement ;

• des conséquences graves sur des pratiques pour les agents en arrêt de travail, en dépression, TS,…) comme pour la qualité du service rendu !

Une des plus grandes souffrances subies, quotidienne et partagée par toutes et tous, est le manque de reconnaissance.

Il se retrouve partout :

  • sur la fiche de paie : les PA (titulaires ou contractuels) sont les plus petits salaires de l’administration pénitentiaire ;
  • dans les affectations, changements de services : les qualifications, comme les desideratas ne sont que très peu souvent pris en compte ; aucune formation, d’adaptation, n’est proposée ;
  • dans le refus de formations autres qu’immédiatement utiles au service, du type formation Chorus ou H@rmonie ;
  • dans l’unique gestion d’ETP –Equivalent Temps Plein- lors des reclassements après restructuration ;
  • dans l’imposition de tâches non statutaires : pas la moindre reconnaissance, même par le biais d’un remerciement. Au contraire, les mêmes qui n’engagent pas leur responsabilité face aux actes de harcèlement sont les premiers à sanctionner les agents réfractaires à ces pratiques

Alors, il ne s’agit pas ici de se positionner sur une échelle des maltraitances. Les maux sont connus, leurs conséquences également. Cela suffit ! Il est temps maintenant de stopper cette spirale infernale.

Il est temps de redonner à l’administration pénitentiaire les moyens de rendre les services que l’on attend d’elle ; il est temps de redonner à ses agents les moyens de travailler ; il est temps de reconnaître à ses agents le travail qu’ils accomplissent ; il est temps d’écouter la souffrance de ces agents et d’y remédier.

Pour la CGT Pénitentiaire, cela passe par des recrutements et des revalorisations de salaires.

Pour la CGT Pénitentiaire, c’est aussi très simplement mais de façon primordiale, une question de respect.

Montreuil le 11 juin 2012

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