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Au mépris nous opposons la lutte

vendredi 11 mars 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Au mépris nous opposons la lutte

Hier, à Paris, à Douai, à Lyon, les personnels des SPIP, soutenus par les magistrats, personnels des services judiciaires et surveillants, ont manifesté leur colère, après plus d’un mois de mobilisation.

A Paris, la direction de l’administration pénitentiaire a préféré se terrer rue du Renard, plutôt que de recevoir une délégation. Encore une belle preuve de courage et de volonté d’écoute des personnels. Si ça n’est pas surprenant, ça n’en demeure pas moins lamentable.

A Lyon, les personnels se sont mobilisés avec les magistrats pour manifester leur colère et interpeler la presse et les élus. Des actions médiatiques vont se mettre en place suite à ce mouvement.

A Douai, plusieurs dizaines de personnels ont dénoncé les conditions de travail des agents des SPIP, particulièrement désastreuses dans plusieurs services de la DISP de Lille.

Alors que se multiplient les manoeuvres de l’administration et du ministère pour diviser le mouvement, l’affaiblir et pour fuir les responsabilités, la réponse des personnels du ministère de la justice est sans équivoque : nous refusons de céder !

Il n’est pas besoin de « groupes de travail », de « missions », de « club de réflexion » divers et variés pour saisir qu’il y a URGENCE, et qu’il est du devoir de l’administration de répondre à cette urgence. A Beauvais, Laon, Aix en Provence, le nombre de mesures suivies par travailleur, social dépasse les 300, jetant les personnels dans le plus complet désarroi. A Péronne, Saint Dié, Maubeuge, Boulogne sur Mer, Bourg en Bresse, les ratios mesures / TS sont compris entre 200 et 280. Et ce ne sont que des exemples ! Combien d’illustrations supplémentaires faut-il pour admettre la gravité de la situation, et décider d’y faire face ?

Les marges de manoeuvre existent, le manque de moyens du service public pénitentiaire est connu et reconnu par tous les interlocuteurs objectifs. Il appartient aux pouvoirs publics de faire un geste fort et responsable.

C’est le message porté de manière unitaire, au sein des SPIP, de l’administration pénitentiaire et du ministère de la Justice. C’est la voix de la révolte que nous portons quotidiennement. C’est ce que nous redirons, tous ensemble, le 29 mars à Paris.

AU MEPRIS OPPOSONS LA LUTTE ! AMPLIFIONS LE MOUVEMENT !

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