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Avis de décés... du SPIP de Dole

mardi 23 février 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

C’est avec une profonde émotion que les Conseillers d’Insertion et de Probation de Dole ont la douleur de vous faire part du décès annoncé de leur SPIP survenu le 9 février 2010,

soit dans la 4ème année de sa courte existence La DAP annonce que les obsèques auront lieu le 1er janvier 2011

Cette funeste nouvelle emporte avec elle des conséquences macabres : appauvrissement du service public, éradication du travail de proximité, abandon de locaux récents, effritement du travail partenarial, usure des personnels...

Le SPIP de Dole, c’était :

  • 527 mesures soit 472 personnes suivies (au 1 janvier 2010)
  • 85 procédures d’aménagement de peine en 2009
  • 4 CIP et 1 personne vacataire … contractuelle … en CDI ???
  • un réseau partenarial développé et adapté à la prise en charge du public
  • un bail qui court jusqu’au 31 mai 2015

Direction Lons-le-Saunier... Le SPIP du Jura, ce sera :

  • 112 km aller retour (Dole – Lons-le-Saunier) avec des possibilités de transports en commun limitées (départ de Dole en bus à 6 h 25 pour un retour à 19 h 35)
  • 7 lieux de permanences extérieures
  • 9 personnels CIP-VRP . Dorénavant le temps passé en entretien sera remplacé par celui passé sur les routes :
  • Mise en place d’un TIG : 200 km AR : 3 heures
  • Réunion avec partenaire : 160 km AR : 4 heures
  • Enquête technique PSE : 178 km AR : 3 heures
  • Visites A Domicile : il vaut mieux oublier ...
  • Permanences délocalisées : on ne compte plus les kilomètres

Avec cette fermeture, la liste des questions sans réponses ne cesse de s’allonger :

  • Quid de nos nouveaux locaux ? Nous risquons d’être les précurseurs d’une nouvelle profession : CIP SDF ! Problème (mais qui n’en est pas un pour la DAP) : les locaux du SPIP de Lons sont prévus pour accueillir 3 voire 4 CIP. Avec notre arrivée, nous serons 9. Sur l’autel de la réduction des coûts, certains parmi nous n’auront sans doute plus de bureau.
  • Quid des prises en charge avec les PPSMJ ?
  • Quid des permanences délocalisées ? (dans quels lieux, à quelles fréquences)
  • Quid de l’utilisation des véhicules de service ?
  • Quid de la prime de restructuration promise selon les modalités prévues par la circulaire du 28 avril 2008 ?

Malgré nos inquiétudes, aucun représentant ni de la DAP ni de la DISP de Strasbourg n’a daigné prendre contact avec nous, ne serait ce que pour dialoguer à ce sujet.

Nos funérailles précèdent celles d’autres SPIP, d’autres établissements pénitentiaires. C’est le début d’une nouvelle ère. Plus personne n’est à l’abri d’apprendre un jour la fermeture de son lieu de travail et ce, sans concertation ni fondement légitime si ce n’est la réduction drastique des dépenses publiques. Et dans une période où l’activité des SPIP ne cesse de croître, il est incompréhensible de fermer des antennes.

Nous demandons le maintien de l’antenne.

NOUS DEMANDONS A LA DAP DE NOUS DONNER LES MOYENS D’EXERCER NOS MÉTIERS DANS DES CONDITIONS DÉCENTES ! CETTE MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE DOIT CESSER !

UN SEUL MORT D’ORDRE : MOBILISATION !

Cet avis tient lieu de faire - part et de remerciements auprès de notre DAPpour sa considération manifeste auprès des personnels et du public suivi

La section locale CGT du SPIP du Jura, le 18 février 2010

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