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Budget 2013 :
Le niveau de l’emploi proposé menace les missions des surveillants et leurs conditions de travail !

mardi 9 octobre 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

La présentation du budget pour 2013 concernant le niveau d’emplois proposé pour les personnels de surveillance est de nature à nous inquiéter fortement : Si un effort a été visiblement fait sur la masse salariale puisque les départs à la retraite devraient tous être remplacés (il y a un millier d’emplois de tout corps dégagés sur la masse salariale pour faire face aux départs sans que nous ayons le détail par catégories), le peu d’emplois créés (293 dont 160 redéploiements ce qui ne fait que 133 emplois net de crées toutes catégories) ne va pas permettre d’améliorer l’existant, de renforcer les organigrammes et ainsi répondre aux charges de travail croissantes dans les détentions au regard des missions nouvelles qui fleurissent depuis de nombreuses années sans que l’emploi suive la même croissance.

C’est ainsi que pour les personnels de surveillance, les emplois que le ministère qualifie de supplémentaires seront tous engloutis dans la poursuite des ouvertures ou extensions d’établissements : Les 198 qui sont ouverts pour la filière de surveillance (réf tableau DAP) sont destinés au CPA de Nouméa, QSL St Martin, QNC Longuenesse, QCD Nantes, CP Orléans, reliquat MC Condé, renfort PSE. Et encore, il est fort à parier qu’une centaine de ces effectifs sont dégagés par le biais du redéploiement relatif à la fermeture des miradors.
Déjà, l’ouverture de plusieurs PREJ est annulée pour 2013 et nous sommes en droits de nous interroger sur le devenir de services sous dotés initialement tels des UHSI et UHSA, etc. Tout comme l’absence de marges de manœuvre nous laisse craindre un nouveau plan de fermeture mirador puisque le redéploiement sera la seule marge de manœuvre pour dégager des postes.

De fait, nous poursuivrons sans équivoque l’identique politique qui prévaut depuis des années : gérer des pétaudières dans lesquelles plus personnes ne veut s’investir.

Les charges de travail vont encore s’alourdir et les heures pouvoir s’envoler. A ce titre les nombres des dernières années sont éloquents : 3,156 Millions d’heures faites en 2010 ; 3,406 en 2011(+ 7,91 %) et au 31 juillet 2012, l’augmentation par rapport à 2011 est déjà de 12,54 % ! Les heures supplémentaires de l’année 2011 représentent quand même la bagatelle de 2155 personnels de surveillance qui ont manqué sur les coursives dans toutes les prisons, afin d’assurer les missions quotidiennes dans une meilleure sécurité, garantir des repos donc de meilleurs conditions de vie et participer à un autre métier que celui qui nous est assigné, à savoir porte clef.

Il ne s’agit pas ici de blâmer les collègues qui font des heures supplémentaires. Le besoin d’argent est fort pour tout le monde, la volonté de faire des heures montre la difficulté de boucler les fins de mois.

Cependant, il faut impérativement tenir les deux bouts : celui des augmentations de salaires qui passera par un autre statut que la CGT Pénitentiaire situe en catégorie B pour les personnels de surveillance, ce qui est loin d’être utopique. Et aussi, il faut gagner des emplois pour assurer le plus sereinement possible l’ensemble de nos missions de service public. La réalité des nombres est sévère pour ce gouvernement qui voulait le changement…cela aura duré le temps d’une campagne politique.

Par courrier, la CGT Pénitentiaire vient de demander à la ministre l’ouverture de négociation sur le statut des personnels de surveillance, leurs missions et les rythmes de travail. Elle appelle ses militants à remonter à l’assaut pour faire valoir leurs revendications. Le temps de la discussion a atteint ses limites, le temps de l’action doit être une voie nouvelle à suivre.

Montreuil, le 9 octobre 2012

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