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Budget de la justice ! 20 millions d’euros en moins : plus de privé et moins de public ou le choix chiffré du subjectif !

vendredi 11 novembre 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Budget de la Justice : 20 millions d’euros en moins !

Jeudi 10 novembre 2011 l’Assemblée Nationale a adopté le budget de la Justice pour 2012, raboté de 20 millions d’euros par rapport au budget initial au titre du milliard d’euros d’économies supplémentaires annoncées le 24 août par le première ministre français.

La coupe des 20 millions d’euros est partagée entre l’administration pénitentiaire et les Services Judiciaires pour 9.5 millions d’euros chacun.

Sont concernés à l’administration pénitentiaire :

- les crédits d’investissements immobiliers hors Partenariat Public Privé (PPP)
- les subventions de l‘École Nationale de l’Administration Pénitentiaire (ENAP)

Clairement, les économies seront effectuées sur la rénovation des prisons à gestion publique et sur la formation de l’ensemble des personnels.

En ce qui concerne les investissements immobiliers hors PPP et si le budget est adopté par le Sénat, cela signifie qu’il faut s’attendre, à une énième modification de la carte pénitentiaire donc de ce fait à des fermetures de prisons à gestion publique.

Ce nouveau choix gouvernemental en matière budgétaire est doublement subjectif.

Effectivement, comme le signifiait le rapporteur général de la commission des finances de l’assemblée nationale, le 21 juin dernier, ce sont bien les établissements en partenariat public privé qui coûtent le plus cher à l’état et ce, de façon croissante. Par ailleurs, la part budgétaire prise par ces établissements en PPP réduit la marge de manœuvre pour l’entretien des établissements pénitentiaires gérés directement par l’état et les autres dépenses telle la santé des détenus.

Si le gouvernement voulait vraiment faire des économies budgétaires de façon objective, la réduction des dépenses aurait ciblé les investissements immobiliers en PPP au vu du rapport ci-dessus nommé.

Le choix n’est donc pas objectif car non lié aux coûts chiffrés. Il n’est donc pas lié à une réelle volonté de réductions budgétaires. Le gouvernement choisit donc de favoriser les entreprises du BTP telles Eiffage et Bouygues qui réalisent des bénéfices via le marché et l’industrie de la punition grâce à leurs amis du gouvernement et ce, sur le dos du contribuable. Inadmissible ! La crise ne touche pas tout le monde !

Concernant la réduction des subventions de l’ENAP, le choix du gouvernement cible la formation de l’ensemble des personnels et l’établissement public de formation. C’est inconcevable !

Les personnels ont besoin de formation de qualité, conséquente tant au début de leur carrière que tout au long de celle-ci !

Le gouvernement s’attaque aux outils du professionnalisme des agents et par là même à leurs conditions de travail et de vie !

En effet, si la formation est attaquée cela équivaudrait à mettre les agents, particulièrement en début de carrière, en grande difficulté dans leur quotidien professionnel. Ce serait aussi encore plus dégrader leurs conditions de travail et leur vie !

La CGT Pénitentiaire demande au Sénateurs de tous groupes politiques de refuser d’adopter ce nouveau budget pour la Justice car il n’est pas objectif !

La CGT Pénitentiaire appelle l’ensemble des Députés et Sénateurs à relire le rapport cité et le commentaire lié à la performance de la mission Justice.

Elle invite les agents des prisons à gestion publique à interpeller l’ensemble des élus locaux sur la non objectivité des nouveaux choix gouvernementaux !

Montreuil, le 11 novembre 2011

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