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C-Q-F-D : Ce Qu’il Faut « Aussi » Dire

lundi 24 avril 2017  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Dans un communiqué daté du 5 avril 2017 intitulé « relevé de conclusion de la chaîne de commandement : CQFD » en réponse à un tract de la CGT Pénitentiaire dénonçant le relevé de conclusion de la filière de commandement, l’UFAP justifie sa position de signataire de l’accord statutaire à destination des officiers par le biais d’une sophistication et d’une complexité qui aurait échappé à l’entendement de syndicat moins technique et assurément plus autiste. Remettons donc les choses au clair :

Prétendre que la revalorisation statutaire du corps de direction en A+ n’était de fait, qu’une fatalité en soit, est un raccourci douteux, voire même une complaisance coupable à un aveu d’impuissance de nature à s’interroger quant au poids d’un syndicat « tout puissant » et majoritaire telle que l’UFAP.

Si rien n’obligeait à se satisfaire d’une telle mesure, l’accompagner au prétexte que celle-ci se répercuterai, par déclinaison, sur l’ensemble des acteurs de la pyramide pénitentiaire (et surtout au personnel de la base de cette pyramide) n’est que pure fantasme, voire même de la simple hypocrisie.

Nul besoin non plus, de nombreuses explications complexes pour diluer ce qui paraît aux yeux de tous, comme une simple évidence.

Si aujourd’hui, nous faisons l’évident constat concernant les personnels de Direction, et plus particulièrement les Directeurs Interrégionaux, qui se voit étoffer plus encore leur statut de « Roitelet », la réforme signée par l’UFAP entend gratifier des officiers (telle que relayée dans leur communiqué) à hauteur de 40% du corps (promu en 5 ans) en catégorie A.

L’UFAP qualifie de jamais vu, une réforme élitiste permettant de garantir une représentativité majoritaire dans un corps de commandement historiquement dévolu à FO.

Sacrifiés sur l’autel de l’ambition d’un syndicat rêvant d’une omniprésence syndicale, les personnels de catégorie C exprimeront leur misère devant les portes des Etablissements à chaque nouvelle agression et dégradation de leurs conditions de travail, pendant que d’autres se gaveront de fusion, de réforme et de reconnaissance en catégorie B, A et A+.

En syndicat multi-catégoriel, la CGT Pénitentiaire ne s’égare en rien à la discrimination d’officiers qui œuvrent chaque jour, comme peuvent le faire les personnels en tenue de catégorie C, au bon déroulement du service public pénitentiaire.

Elle laisse ce rôle à d’autre, plus enclin au populisme, d’un développé anti hiérarchique primaire qui restera la propriété d’un SPS qui ne saurait exister à défaut.

Pour la CGT Pénitentiaire, s’il est plus judicieux et important de s’inquiéter du contenu et de l’épaisseur du rôle, des fonctions et des missions, où les officiers d’aujourd’hui, ne sont que les exécutants d’un corps de direction, bien avant la « pseudo promotion » en catégorie A, c’est bien le cœur de métier, son positionnement en qualité de cadre, complémentaire à un chef d’établissement, qui devrait retenir toute l’attention.

A l’identique, éviter l’impopularité d’un sujet qui conçoit à dire qu’il est impensable de recruter au « rabais » des personnels de surveillance, tient d’une lâcheté et d’une immaturité profonde.

Si l’UFAP veut marquer de son empreinte l’évolution des métiers pénitentiaires, il y a des priorités autres que le saupoudrage à but électoral sous couvert de catégorie nouvelle.

La CGT le dit et l’affirme : La catégorie B est non seulement possible pour le corps d’encadrement et d’application, mais c’est un dû !!!

Il n’y a qu’à ce prix, et dans ces conditions, qu’il est crédible et cohérent d’honorer l’ambition d’une réelle professionnalisation de nos métiers.

Pour un même métier dans les détentions,
une même paye !

Montreuil, le 24 avril 2017.

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