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ÇA SE PASSE COMME ÇA CHEZ ... SUR LES PFI

mardi 11 février 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Profitant de la précarité et/ou de l’inexpérience d’une grande partie des agents qui sont affectés, notre administration, et tout particulièrement le Secrétariat Général, voudrait y tester, en laboratoire expérimental, un management comparable à celui pratiqué dans certaines chaines connues pour leur gestion humaniste.

Ainsi, après avoir segmenté et cloisonné les tâches, on active le levier de la responsabilité individuelle des agents.

Impact immédiat sur les congés, mais également sur les arrêts maladie ... La chaîne ne doit pas s’arrêter !
Idem pour les gardes d’enfants malades qui devraient être planifiées à l’avance.
A quand les paillasses dans les placards : en réduisant les temps de déplacement, on peut augmenter la disponibilité des agents !

Au quotidien, les agents doivent rendre compte de leur rentabilité par un travail supplémentaire de statistique.
Une réunion hebdomadaire de cadrage (ou confession publique) enfonçant ces agents dans cet esprit d’autocontrôle.
Il ne serait pas surprenant de voir apparaître un jour à l’affichage un trombinoscope avec l’employé du mois.

La pyramide créée dans le seul but de multiplier les pressions des uns sur les autres se double de critères de performance, les cadences étant augmentées régulièrement, on peut d’ores et déjà parler sans exagération de cadences infernales. Vive le Taylorisme !!!

Les agents soumis à cette maltraitance sont comme nous, agents des corps communs du Ministère de la Justice.

L’individualisation, la responsabilisation, la performance et la rentabilité sont contraires à l’esprit fondateur des statuts de la fonction publique. Parce que leur quotidien c’est juste cela : des chiffres, des nombres, des quantités, qui s’additionnent ou se soustraient, se multiplient aussi parfois, mais que l’on utilise surtout pour mieux diviser.

En ces temps troublés, anomiques et incertains, où la tentation est grande de soulager notre colère par des cris plutôt que par des mots, nous devons absolument prendre conscience que notre force est ailleurs, dans notre nombre : les floués sont tellement plus nombreux. Dans notre aptitude à penser, à partager, à diffuser, plutôt que dans les réactions épidermiques, synaptiques, animales, tripales qu’ils aimeraient bien déclencher chez nous pour mieux nous contrôler. Dans notre capacité à dire NON. Dans la force absolue et imparable de notre inertie au moment précis où nous cesserons juste tous de contribuer à leur monde :

Défendre les droits des uns, c’est défendre nos droits à tous !

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