Accueil > Communiqués > Nationaux > CAP CPIP COMPTE RENDU 1000 POSTES EN SPIP : BERCY (...)

CAP CPIP COMPTE RENDU 1000 POSTES EN SPIP : BERCY AIMERAIT ROGNER

mercredi 9 avril 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Dans notre déclaration liminaire à cette CAP nous mettions en garde l’administration contre la promesse des mille postes dans les SPIP qui pourrait ne pas être tenue avec la nomination de Manuel Valls comme premier ministre. Bien nous en a pris !

L’administration nous a répondu que les services de Bercy cherchaient par tous les moyens à rendre caduque cet arbitrage et à rogner très fort sur ces effectifs. Nous savons également que ces mille emplois sont directement liés à la réforme pénale. Or, le volontarisme de Christiane Taubira paraît aujourd’hui s’être érodé sous les coups de boutoirs particulièrement brutaux qu’elle a subis. L’incandescence verbale ne suffira sans doute pas à imposer un projet de loi attaqué de toute part, notamment par le nouveau locataire de l’hôtel Matignon. Manuel Valls, néo-libéral adepte du coup de menton, pourrait succomber aux sirènes de la droite et de l’extrême-droite pour ranger le projet de loi et les effectifs dans les placards des mesures « reportées » pour raison politique, autant dire les catacombes…

En tout cas les propos de l’administration n’étaient plus aussi assurés qu’ils l’avaient été jusqu’à présent quant « au plan triennal définitivement acté ».

PRE-AFFECTATION : PAS d’engagement

Concernant la pré-affectation nous demandions au président de la CAP de se saisir du dossier pour ouvrir une brèche au sein de l’administration (RH, SD, PMJ, ENAP) et en terminer avec ce système que la CGT dénonce depuis son instauration en 2008. Le président n’a pas voulu s’engager indiquant aux organisations syndicales représentatives qu’elles possédaient une « fenêtre de tir » au sein des groupes de travail pour se saisir de la question. Rien n’est moins sûr !

Sur la question des CPIP placés, la veille de la CAP l’administration nous a informés qu’elle ne retenait pas notre proposition consistant à prévoir des postes fixes en surnombre pour les stagiaires pour afin de ne pas les contraindre à se positionner sur les postes de CPIP placés. Une quinzaine de postes devrait être proposée aux stagiaires, en amphi de pré-affectation. Durant la première année, ils resteront en poste sur le poste de rattachement pour l’année de stagiairisation. Une fois titularisés, ils deviendront « volants ».

Nous avons rappelé notre ferme hostilité à ce dispositif. Il ne règle pas les réelles difficultés des services et engendre une instabilité professionnelle et familiale pour les agents.

Sur cette question, le SNEPAP nous a proposé de boycotter la CAP. Nous avions échangé entre représentants CGT avant le début de la CAP et avions exclu cette hypothèse. Par ailleurs nous ne partageons pas la volonté du SNEPAP d’améliorer le dispositif CPIP placés par des indemnités spécifiques. Pour nous le dispositif est inadapté aux besoins des services. Nous réclamons le reversement de ces postes dans les services, en postes classiques. Par ailleurs, le boycott d’une CAP de mobilité constitue une attitude particulièrement radicale au regard des attentes des collègues dans les services. Même en plein mouvement en 2008 nous avions siégé. Compte tenu de leur proposition, nous nous sommes étonnés de voir le SNEPAP venir s’asseoir autour de la table. Etonnant d’adopter une attitude aussi radicale, de vouloir nous y entrainer, puis d’y renoncer en venant siéger ! Bref…

DES INCIDENTS

Quelques incidents ont émaillé cette CAP par l’attitude d’un représentant du personnel SNEPAP. En effet, nous avons été scandalisés d’entendre que certains collègues se serviraient de la maladie de leurs enfants comme « prétexte pour soumettre des situations sociales à la CAP. »

Nous avons également appris que des résultats étaient diffusés au cours de la CAP de mobilité sans que celle-ci ne soit terminée. Dès cette information connue, nous avons demandé une suspension de séance et exigé du président un rappel à l’ordre. Habituellement, nous attendons la fin du point d’ordre du jour sur la mobilité avant de diffuser quelque résultat que ce soit. Si la diffusion d’information peut paraître tentante, elle relève d’un clientélisme syndical qui pourrait nous conduire à diffuser des informations peu sécurisées. L’exercice de la CAP est suffisamment difficile pour ne pas succomber aux sirènes de l’information immédiate.

Concernant le déroulement de carrière des CPIP13, qui changent d’échelon deux mois après les CPIP14 (entrés à l’ENAP un an après), l’administration nous assure avoir saisi les services de la DGAFP et ceux de Bercy. Saisines sans réponse pour l’instant, alors que la CGT a soulevé la question en octobre !

Beaucoup d’interrogations et de questions des collègues par téléphone, sur les mobilités sous réserve. Avec un calendrier avancé, forcément les demandes liées à celles d’autres agents de la pénitentiaire, dont les CAP ne se sont pas encore tenues, ne connaissent pas encore de réponses définitives. Ces demandes liées impactent également les mutations sur les « tiroirs » qu’elles ouvrent.

L’administration a tenu à rappeler qu’avec ce calendrier avancé, elle ne se montrera pas plus indulgente concernant les demandes d’annulation. Seules celles motivées par un événement grave pourront connaître une suite favorable.

La date de prise de fonction est fixée au 1er septembre 2014, sauf pour les nouveaux établissements. Les agents concernés seront contactés par la DAP.

Montreuil, le 9 avril 2014

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page