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CONDITIONS DE TRAVAIL SURVEILLANTS PSE LA DAP OUVRE ENFIN LES DISCUSSIONS !

mercredi 23 mars 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Un an après la mise en place d’un groupe de travail sur le thème de la surveillance électronique, la DAP a enfin rencontré la CGT Pénitentiaire pour discuter des conditions de travail des surveillants PSE dans les SPIP, ce lundi 21 mars 2016. Une précédente réunion avait eu lieu le 21 juillet 2015 et concernait les pôles ACP.

La DAP nous a présenté un questionnaire sous forme d’enquête relative aux personnels de surveillance dans les SPIP. Ce questionnaire va être envoyé à certains SPIP, 2 à 3 par DISP, dans le but d’obtenir une soixantaine de réponses de surveillants PSE.

La CGT a fait savoir qu’elle aurait souhaité que ce questionnaire soit adressé à l’ensemble des surveillants travaillant dans les SPIP, soit 270, plutôt qu’une petite partie ! En effet, en n’interrogeant pas tous les agents, le risque est que certaines problématiques liées par exemple à la géographie ou bien encore à la taille du département ne soient pas relevées ! La CGT a donné des exemples concrets comme le fait que dans certains départements, les surveillants PSE se rendent sur des îles pour des poses de bracelet. Également, il existe des départements avec plusieurs gros établissements pénitentiaires alors que d’autres n’ont qu’une petite maison d’arrêt, etc.... Les problèmes ne sont pas les mêmes partout !

La DAP semble avoir été sensible à nos remarques mais nous explique que ce serait trop long et laborieux pour analyser l’ensemble des réponses ! On nous explique malgré tout que dans le choix des SPIP qui seront destinataires du questionnaire, une majorité de critères seront pris en compte comme la taille du SPIP, le caractère urbain ou rural,...

Contrairement aux surveillants qui ne seront pas tous interrogés, les 103 DFSPIP le seront et les dix directions interrégionales également à travers les départements des politiques d’insertion, de probation et de prévention de la récidive (DPIPPR).

Sur les questions posées, qui vont de la fiche de poste aux formations en passant par la sécurité lors des poses et l’intérêt du poste, la CGT a regretté qu’une nouvelle fois, alors que figure dans ce questionnaire le port de l’uniforme, qu’il existe toujours la possibilité pour un chef de service d’imposer le port de l’uniforme à un surveillant PSE même en mission ! Ce débat avait déjà eu lieu lors de la réunion du 21 juillet 2015, et rien n’a changé depuis !

La CGT Pénitentiaire a également fait remarquer à l’administration que les charges de travail ne cessaient d’augmenter et que les formations et les effectifs ne suivaient pas !

La CGT Pénitentiaire a demandé à ce que les surveillants PSE puissent avoir une ligne directe avec les pôles. En effet, ils utilisent actuellement la même ligne que les probationnaires et sont obligés parfois d’attendre plus d’une vingtaine de minutes avant qu’un agent du pôle centralisateur réponde, ce qui pose de sérieuses difficultés.

Concernant le calendrier, l’administration espère que les résultats du questionnaire seront connus à l’automne 2016.

L’administration nous informe également qu’elle devrait réunir les organisations syndicales représentatives du personnel aux alentours de la mi-mai, toujours concernant la surveillance électronique.

La CGT Pénitentiaire estime qu’il y a urgence à traiter les difficultés que rencontrent les surveillants PSE dans l’exercice de leurs fonctions. Nous espérons que l’administration saura répondre aux attentes des agents.

La CGT Pénitentiaire restera attentive à l’évolution de la situation.

La finalité de ces discussions doit être l’amélioration des conditions de travail des surveillants PSE.

Affaire à suivre.......

Montreuil, le 23 mars 2016.

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