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CONDITIONS INHUMAINES : UNE CENTRALE DESTRUCTRICE POUR SES AGENTS !

jeudi 7 mai 2015  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Ils travaillent dans des conditions complètements inhumaines. Nous avons été particulièrement choqués par ce que nous avons vus, ce 29 Avril 2015.
Eux, ce sont des agents comme nous, au service de l’Etat, ce sont les collègues de Poissy.
Quelques exemples : Ils sont en cours de promenades avec les détenus (1 agent et jusqu’à 150 détenus par grande affluence).
Sous un préau, à l’air libre, un siège en bois délabré, un téléphone posé dans une boîte en bois, ils sont la avec les détenus, pendant que ces derniers, jouent à la pétanque avec de vraies boules en fer. Lorsque nous avons demandé à la direction locale de remédier à cette situation, il nous a été répondu : « ils sont à l’abri des intempéries » Où sont les recommandations relatives aux conditions d’exposition au froid en hiver, et quid des risques psycho-sociaux. Pas de téléphones sous alarme, des émetteurs récepteurs déficients, pas d’alarme coup de poing ; A notre cri d’alerte ; la direction locale nous a répondu, « c’est une question de budget, l’inspection est venue, elle a validé »... Le terrain de sport : les collègues sont dans une espèce de guérite sans clim, ni chauffage, si ils ont besoin de faire leur besoin rien n’est prévu à part.... le WC turc des détenus. La direction locale nous dira « ils peuvent se faire relever ».
En cas de plan canicule pas une bouteille d’eau, ne leur est fournit. Au scolaire : le ou la collègue est seul(e), la non plus pas d’alarme coup de poing, pas de téléphone sous alarme ni de caméra !
En cas d’intervention, de prise d’otage, ou autre situation de crise, quelle est la procédure sur l’établissement pour accéder aux différents points d’accès si l’agent n’est plus en mesure d’ouvrir la grille ou la porte de la zone ?
En détention : pas de fiche réflexe concernant les alarmes incendies, des caméras qui ne fonctionneraient pas, pas de carte de circulation intérieure pour les détenus, pas de chemin d’intervention... si ce n’est un décor de…. KOH LANTA... RIEN IL N’Y A RIEN DE SECURITAIRE DANS CET ETABLISSEMENT !!! Atelier 7/8 : un espace exigu en guise de bureau, de toute façon c’est simple l’agent des ateliers, n’en a pas ! Il est juste dans le couloir qui mène aux ateliers… Que chacun se fasse son idée. L’espace est tellement restreint, qu’il ne peut pas mettre son siège en face de son bureau... Au dessus de sa tête, une partie du toit, laisse passer la lumière et tombe directement sur lui ; les risques de maux de têtes, la réverbération... La direction locale n’en a que faire !
Etat Général des lieux de vie des agents : Les murs, sont dans un état ou même le pire des squats, fait office de palace... Locaux syndicaux, salle de détente des agents, chambres où sont certainement logés des élèves en stage : tout est délabré, insalubre... Eux, les oubliés de l’Ile de France, exercent pourtant dans une centrale qui n’en a que le nom... on nous dit : « c’est Poissy, une centrale à ciel ouvert qui n’a rien de sécuritaire ».
Pour la CGT de l’Ile de France, c’est Un coupe gorge pour agent en détresse, maltraités, insultés ! La direction locale, nous dira même que la prise d’otage du 4 Mars 2015, était je cite : UNE PETITE PRISE D’OTAGE... Alors que la collègue s’est débattue pendant 25 minutes et fera avorter cette tentative d’évasion grâce à son courage. Nous rappelons au passage que c’est parce que les émetteurs-récepteurs déficients ne répercutaient pas l’alarme au bon endroit... Qu’elle a vécu cet enfer ! Eux, ce sont des agents comme tous les collègues en uniforme, de la région Ile de France.
La direction locale, par la voix de son directeur, nous a sorti de beaux chiffres sur tout ce qui concerne les projets pour la population pénale avec des stats, etc... Mais à chaque revendication, concernant nos collègues, la Direction nous a dit : « c’est en cours... La Garde des Sceaux n’a pas statué sur la fermeture de l’Etablissement, alors que les précédents, oui... » Lorsque, nous nous sommes profondément élevés contre ces conditions inhumaines d’exercice, la direction locale disait ne pas comprendre la venue de notre passage et qu’il serait bon de mettre fin à l’entretien (nous y étions préparés, il semble que ce soit la pratique du dialogue social à Poissy).
A la suite de cette journée et profondément choqué par ce que nous avons constaté et entendu, nous faisons cette communication écrite, et utiliserons tous les moyens nécessaires, afin que cette situation n’en reste pas la.
Le rôle d’une organisation syndicale des personnels, n’en déplaise à quiconque est de défendre les personnels et traduire les (ir)responsables, devant toutes les instances compétentes afin de faire évoluer cette situation grotesque qui met clairement en danger les personnels.
En attendant nos collègues, vivent, travaillent, évoluent dans des conditions indignes d’un pays comme la France, cet établissement est insalubre et nous le disons clairement, cette situation doit immédiatement trouvée des solutions tant que des agents y travaillent !
Nous vous rappelons que dans le cadre des CHSCT, vous êtes responsable pénalement des conditions dans lesquelles exercent vos agents. Vous êtes responsable pénalement des déficiences caractérisées de votre établissement, de plus par la loi, vous êtes, le garant de leur bon état physique, et mental.
L’article L230-2 du code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des agents.
L’article L4121-1 dispose que l’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes ? De plus, le code du travail (article L.4523), prévoit explicitement que le CHSCT est informé à la suite de tout incident qui aurait pu entraîner des conséquences graves. Il peut procéder à l’analyse de l’incident et proposer toute action visant à prévenir son renouvellement… » Les dispositions de l’article 4614-10 du code du travail prévoient que le « CHSCT est réuni à la suite de tout accident ayant entraîné ou ayant pu entraîner des conséquences graves ou à la demande motivée de deux de ses membres représentants du personnel. » Un CHSCT s’est il tenu, suite au 4 Mars 2015 (date de la « petite prise d’otage »), quelles en ont été les recommandations et surtout quel est le calendrier des mesures retenues ? Suite à votre « reconstitution », pardon, je cite « vos investigations », en personne, concernant un accident survenu en service, nous demandons si le CHSCT de la maison centrale POISSY se résume t-il à un seul corps (la direction) et quelles sont les prérogatives du chef d’établissement en dehors du CHSCT ? L’absence de projet d’établissement pour garantir la sécurité de vos agents est une faute caractérisée très lourde et cette communication fait office de signalement pour mise en danger de la vie d’autrui !
Nos investigations nous laissent à penser, que nos collègues ne sont pas écoutés, que le dialogue social est inexistant, que les propos de la direction locale, sont inadmissibles dangereux, irresponsables ! La direction locale s’est présentée à nous comme un « constructeur », à cela nous répondons : MAIS QU’AVEZ VOUS CONSTRUIT DEPUIS VOTRE ARRIVEE POUR LES PERSONNELS ? PAR CONTRE NOUS AVONS EU L’ASSURANCE, QUE VOUS ETIEZ VOUS, DANS UN BEAU BUREAU PROPRE ET QUE VOUS VIVIEZ DANS DES CONDITIONS DECENTES !
En conséquence et face au discours intolérable, nous CGT Ile de France prendrons attache avec l’inspecteur du travail responsable du secteur de POISSY. Demandons un CHSCT Spécial en urgence, avec un calendrier de travaux d’amélioration des conditions de travail pour nos collègues. La Direction Interrégionale, doit absolument dégager des fonds d’urgence pour une réhabilitation, tant concernant le foncier, que l’aspect sécuritaire. Non, les arrêts ne sont pas des arrêts de... « confort », et les demandes de mutation des agents les plus anciens en masse de cet établissement afin de le quitter sont des signes tangibles de mal-être ! Nous enverrons cette communication aux élus de la ville, du département, de la région pour qu’ils soient au courant de la situation inacceptable, avec une demande formelle, de visite de cet établissement, afin qu’ils voient ce que nous avons vu et qui est inacceptable ! Enfin, l’accord cadre relatif à la prévention des risques psychosociaux (RPS) dans la fonction publique signé depuis le 22/10/2013, oblige chaque employeur à élaborer un plan d’évaluation et de prévention. Ces plans d’action reposent sur une phase de diagnostic, associant les agents, et qui est intégré au DUERP (Document Unique évaluation des risques psychosociaux)… Ou est le diagnostic établit en concertation avec les agents et les organisations syndicales et surtout comment se fait-il qu’au 29 Avril 2015 lors de notre visite on en soit à cet état d’insalubrité ?
En conséquence, nous regarderons avec nos avocats, le possible déclenchement d’une procédure, pour mise en danger de la vie d’autrui, et non assistance à personne en danger.
Comme responsable pénal nous désignerons, dans le cadre prévu par la loi, l’employeur local : le chef d’établissement de la Maison Centrale de POISSY.

Le secrétaire régional de l’Ile de France et le Secrétaire Régional Adjoint. D.DULONDEL, Jean BAPTISTE SIMONNE Jean Marc.

Courrier transmis aux élus locaux, départementaux et régionaux
Courrier transmis au CHSCT Départemental.
Courrier transmis au Ministère à la DAP et la DISP de Paris

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