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CP Clairvaux : La lutte n’est pas finie !

jeudi 16 juin 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Le ministère avait organisé ce jour une réunion relative au devenir du CP Clairvaux. C’est le directeur de l’APIJ (Agence publique pour l’immobilier de la justice) qui présentait son étude de faisabilité de rénovation. Cette prospection comportait quatre scénarii de réhabilitation.
En préambule, qui se voulait rassurant, le Directeur de l’APIJ déclinait les atouts de l’établissement : Pas de risque pour l’intégrité des agents (Avis favorable de la commission de sécurité civile), des lieux propices à une détention apaisée, des cellules certes petites mais saines, des locaux collectifs fonctionnels, etc.
Seuls quelques points tels la hauteur des murs d’enceintes, l’emplacement de l’armurerie, la fragilité du poste central, le vitrage des cellules...posent questions. Mais rien de mémoire de pénitentiaire qui ne puisse faire l’objet de travaux comme il est de coutume de le faire dans nos établissements anciens.
Les quatre scénarii portant réhabilitation pèsent entre 36 et 50 millions €.
Si tout nous semblait aller donc vers une issue positive, quelle ne fut pas notre surprise en prenant connaissance de la décision du Ministre : Fermeture étalée jusqu’en 2022. A chaque masse de départs de collègues correspondra des transferts de détenus et fermetures des bâtiments restants. La justification ministérielle nous semble mince : Le CP Clairvaux reviendrait trop cher au coût annuel de la place que dans tout autre établissement en moyenne. Inutile ici d’épiloguer car on ne peut pas comparer des choux et des carottes : Ainsi, si la journée de détention est de 85,44 € en MA, elle est de 98,08 € en CD, 96,01 € en CP, 196,14 € en MC pour atteindre 496 € en EPM ! Et ceci ne vaut que pour le parc public puisque les prisons en PPP (partenariat public privé) coutent de 30 à 60 € en plus par jour, par type de structure.
A tout ceci, s’ajoute la nature même des établissements construits car dans les prisons monstrueuses de 700 places, le coût moyen de la place annuelle est plus faible que dans des sites de 100 places. Le gain en personnels est indéniable pour l’état puisqu’il faut moins d’agents dans une très grosse structure que dans une petite ! C’est un choix politique à faire. L’aspect financier ne peut entrer seul en ligne de compte car chacun sait que l’ensemble des missions est plus efficace dans des petits établissements. C’est le cas sur Clairvaux qui pourtant va passer à la trappe !
C’est ce qu’a notamment fait valoir la CGT, mettant également en avant les drames humains qui vont se nouer pour les personnels et leurs familles. Mais également pour toute une circonscription en berne industrielle qui subira un préjudice économique supplémentaire et douloureux.
C’est pourquoi la CGT Pénitentiaire demande l’ouverture d’un débat sur une cinquième proposition émise par l’APIJ : La construction à proximité de Clairvaux d’un établissement neuf : Soit une nouvelle MC de 120 places (52 M €), soit un CD de 120 places (30 M €).
Pour la CGT Pénitentiaire, il y a une ouverture forte. Si la question d’une nouvelle MC semble injouable car le taux globale de « remplissage » des Centrales est de 76 %, la piste d’un nouveau CD de 120 places semble la bagarre à mener sur tous les terrains politiques.
Si tous les élus locaux sont sensibles à ce sujet comme ils l’ont exprimé, il est temps que ça ne reste pas qu’au seul niveau de la communication bien-pensante. Ils doivent réellement porter le débat avec les personnels de Clairvaux et trouver un consensus avec le Garde des Sceaux. C’est ça aussi se préoccuper de la ruralité afin de ne pas laisser « crever » nos campagnes !
C’est en ce sens que travaillera la CGT Pénitentiaire rapidement !

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