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CP Rennes Vezin
L’intervention rapide de tous les professionnels a permis d’éviter le pire !

mercredi 11 avril 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Hier en fin d’après midi, une dizaine de détenus du Centre Pénitentiaire de Rennes Vezin ont refusé de réintégrer leurs cellules et ont occupé une « coursive ».

Les pompiers appelés sur place pour éteindre des départs d’incendies volontaires et les ERIS (Équipe Régionale d’Intervention et de sécurité de l’administration pénitentiaire) sont intervenus. Certains détenus instigateurs de cet incident qui ont commis des dégâts dans la partie du centre de détention ont été mis en garde à vue. L’intervention sur place de tous les professionnels présents a permis d’éviter le pire, la CGT pénitentiaire salue le courage des personnels.

Malheureusement, un personnel a été frappé. Blessé très légèrement, il est néanmoins très choqué. La CGT pénitentiaire lui souhaite un prompt rétablissement et lui apporte toute notre solidarité.

A l’heure actuelle nous ne connaissons toujours pas les raisons de ce grave incident. Quoi qu’il en soit, pour rappel :
Le centre pénitentiaire de Rennes-Vezin, nouvel établissement de type usine carcérale, a ouvert en mars 2010 et est prévu pour recevoir 690 personnes incarcérées.

Fin 2011, il y avait au moins plus de 760 personnes incarcérées. La prison, principalement la Maison d’Arrêt était surpeuplée. Des matelas ont été posés à même le sol avec des personnes entassées à plusieurs dans 10 m2.

Toujours fin octobre 2011, la CGT Pénitentiaire de Rennes dénonçait une situation déjà extrêmement préoccupante de cet établissement dans un communiqué de presse. Elle lançait un nouveau cri d’alarme !

La CGT Pénitentiaire n’a eu de cesse, n’a de cesse de dénoncer la surpopulation carcérale, le manque d’effectifs et la construction des usines carcérales déshumanisantes dans lesquelles l’humain et les rapports humains n’ont pas leur place. Cela va à l’encontre de nos missions.

Dans les centres de détention, dans lesquels la surpopulation pénale n’existe pas, les conditions de travail n’y sont pas meilleures. Les personnes incarcérées y sont laissées en état d’abandon tant les surveillants et les travailleurs sociaux sont en surcharge de travail. Le peu de moyens mis à disposition des professionnels de la justice n’est plus un secret d’Etat depuis l’affaire de Pornic.

La CGT Pénitentiaire exige l’arrêt de la construction de ces prisons. Elle exige aussi une autre politique pénale, d’autres conditions de travail et de détention.

La CGT Pénitentiaire rappelle encore, que dans de nombreuses prisons les personnels expriment ces derniers temps leurs souffrances et leurs colères face aux conditions de travail extrêmement dégradées.

Montreuil, le 11 avril 2012

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