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CTAP du 10 Février 2015 : La CGT claque la porte !!!

mardi 10 février 2015  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Ce jour s’est tenu le premier CTAP depuis les élections du 04 Décembre 2014 et la nouvelle représentativité syndicale : (2 sièges CGT – 3 sièges FO – 5 sièges UFAP).

A l’ordre du jour figurait le projet de règlement intérieur du CTAP, le projet d’arrêté suite à la fermeture du QCD du CP Liancourt, le projet d’arrêté instituant une prime de restructuration suite à la fermeture de la maison d’arrêt de Lure, le projet d’arrêté relatif aux SPIP suite à la fermeture de la MA Lure et le projet d’arrêté modifiant les articles 20 et 31 du code de déontologie du service public pénitentiaire.

En point d’information, une présentation du nouveau référentiel intégré dans la démarche de labellisation, un retour sur expérience des nouveaux cutters de sécurité ainsi que le projet de décret portant création d’un recrutement à affectation locale pour l’accès à certains corps de l’administration pénitentiaire (Nouvelle Calédonie et Polynésie Française) étaient soumis au débat.

En préambule, la CGT à travers sa déclaration liminaire a mis en avant l’importance d’un renforcement massif des surveillants travaillant au cœur de la détention afin de lutter efficacement contre la radicalisation en prison.

La place du surveillant étant ignorée dans le plan du ministère de la justice pour la lutte contre la radicalisation.

Les mesures annoncées en urgence ne sont en aucun cas des mesures adaptées à la problématique de la radicalisation. Le surveillant de coursive, premier maillon de la chaine carcérale, à travers ces mesures, restera inévitablement seul face à ses multitudes taches, ne lui permettant pas d’effectuer ses missions d’écoute et d’observation et ainsi de détecter les changements de comportement des détenus.

Une fois ces problématiques soulevées, la question du règlement intérieur du fonctionnement du CTAP a été évoquée.

La CGT a proposé plusieurs amendements afin que les suppléants prennent toute leur place dans les instances de dialogue sociale (CTAP, CAP etc…).

Madame Gorce, Directrice de l’administration Pénitentiaire, droite dans ses bottes, a rejeté ces amendements contestant ainsi la légitimité de la place des représentants suppléants dans ces instances.

Devant ce déni de dialogue social, la CGT suivie par FO et UFAP a décidé de claquer la porte.

Il est insupportable de constater la fermeté d’une administration à travers sa directrice, qui non seulement se refuse à toute discussion et applique aveuglement, quand cela l’arrange, les textes alors qu’au quotidien les droits fondamentaux des collègues du terrain sont bafoués (Nécessité de service, rappel à outrance etc…).

La CGT ne cautionnera jamais un faux semblant de dialogue social !!!

Montreuil, le 10 Février 2015

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