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CTAP du 16 juillet 2015 Partie PNF 2016

lundi 20 juillet 2015  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Si nous ne décortiquerons pas ici l’ensemble du plan national de formation (PNF) pour 2016,
la CGT entend dénoncer le cadre dans lequel évolue ce PNF et illustrer son propos en lien
avec les enjeux, notamment ceux, dits prioritaires, telle la lutte contre les phénomènes de
radicalisation.
Au préalable, la CGT a rappelé qu’on ne pouvait parler de 2016 sans évoquer le bilan du PNF
2014 :
Dans les grandes lignes : Tous les budgets des chapitres liés à la formation continue sont en
baisse drastique. Que ce soit sur le nombre de formateurs en 2014 (121) contre 140 en 2009,
les budgets en baisse sur l’ensemble des DISP (Ex : Paris, moins 180 000 € mais également
environ moins 100 000 € sur chaque région), ce qui explique des budgets par agents en
constante diminution, donc moins de stagiaires en formation DISP (moins 7000 sur trois ans
par exemple sur les formations coeur de métier tel le Tir où il y a parfois ni stand ni argent pour
acheter des cartouches !) mais aussi sur l’ENAP (moins 3000).
En masse, le budget global alloué entre 2012 et 2014 en dépenses matérielles et
pédagogiques passent de 3,53 millions € à 2,08 millions € pour l’ensemble des DISP et de
1,06 millions € à 490 000 € pour l’ENAP.
Et avec cela, il faudrait tout faire, toutes les formations institutionnelles, les nouvelles
(radicalisation), tout en sachant que les formations coeur de métier comme le tir absorbent
l’essentiel des budgets.
La CGT a dénoncé ce décalage entre intention, moyens et résultats, arguant du fait que bien
souvent, désormais, les ERIF suppléaient au manque d’agents dans les détentions. Tout ceci
a donc souvent pour effet que ce sont les surveillants de détention qui peuvent le moins
participer à des séances de formation en dehors du tir, et là encore, plusieurs collègues sur de
nombreux sites n’ont pas pu tirer une seule cartouche depuis des années sans compter que
légions sont ceux qui ne connaissent pas le nouveau matériel si ce n’est sur les fiches
appliquées dans les miradors !
Face à ces enjeux, on voit mal comment va être efficace et optimale la formation en lien
avec la lutte contre les phénomènes de radicalisation : Tout d’abord, elle ne sera pas
dispensé pour tout le monde :
En janvier 2015, la Garde des Sceaux a annoncé la mise en place d’un plan de formation
triennal renforcé, axé sur la lutte contre les phénomènes de radicalisation. Ce plan devait
concerner l’ensemble des agents de l’administration pénitentiaire exerçant en milieu ouvert
ou fermé. Mais faute d’argent, des choix sont faits !
Deux axes se dégagent :
Le premier axe du plan comporte des actions de sensibilisation en direction des PS et des PIP
(MO et MF) qui doivent leur permettre d’identifier et signaler les personnes en phase
de radicalisation.
Le deuxième axe comporte une formation destinée à apporter des connaissances supplémentaires
aux cadres de l’administration pénitentiaire.
Ces actions et formations seront réalisées par un ou plusieurs binômes composés des délégués
interrégionaux ou locaux au renseignement pénitentiaire et des formateurs ou responsables de
formation des établissements (formateurs relais).
Pour 2015 et 2016, 28 d’établissements dits sensibles ont été ciblés afin de bénéficier en priorité
de ces actions, 25 SPIP doivent également en bénéficier.
S’agissant des actions de sensibilisation les formateurs relais devront former des groupes de 25
personnes (trop de monde !) composés de PS et de CPIP exerçant en MO et en MF.
La durée de l’action sera de 3h !!
S’agissant des formations des cadres, les formateurs relais devront former des groupes de
25 à 30 personnes sur une durée de 2 jours.
Enfin, lors de ce CTAP, notre représentant technique a fait remarquer que les formations en
direction des personnels techniques étaient plutôt dirigées pour conforter la disparition des
personnels techniques et les orientées vers des formations pour une vérification des
prestataires privés.
La CGT a rappelé qu’elle est opposée à toute disparition des personnels techniques dans les
établissements, c’est pour cela que nous avons demandé que soit intégrées des formations
valorisantes pour le personnel technique de terrain, permettant d’évoluer sur les nouvelles
technologies ( vidéo surveillance matricielle, contrôle d’accès, système de contrôle GTC…),
mais aussi une remise à niveau pour les différentes spécialités (les métiers évoluent) et une
prise en compte des spécificités en lien avec le développement durable.
Concernant un point qui n’a jamais été abordé sur les PNF : Les personnels techniques sont
exclus des formations GTI. Sur le terrain, il leur arrive pourtant d’intervenir sur une agression
d’un personnel de surveillance ou tout autre incident interne à l’établissement. C’est pour
cette raison que nous avons demandé, lors du CTAP, la nature du cadre légal pour une
intervention d’un personnel technique sur une agression quelle qu’elle soit.
Il est important que ces questions soient prises en compte, c’est une réalité de terrain ! (Ne
faut-il pas inclure dans la formation initiale, voire continue, des modules de self-défense, GTI,
etc ?).

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