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CTPSE : Déclaration liminaire de CGT Pénitentiaire – SNEPAP FSU – CFDT Interco

lundi 8 novembre 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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DECLARATION LIMINAIRE CGT PENITENTIAIRE – SNEPAP FSU – CFDT INTERCO CTPSE DU 04 NOVEMBRE 2010

Monsieur le président, mesdames et messieurs,

Les trois organisations syndicales (CGT Pénitentiaire – SNEPAP FSU et CFDT Interco) que nous représentons souhaitent profiter de ce CTPSE pour dire une nouvelle fois avec force la colère et l’inquiétude que nous inspirent les annonces budgétaires.

Certes, ce budget est en parfaite cohérence avec la politique suivie depuis plusieurs années par le gouvernement Sarkozy/Fillon. En ces temps de régression sociale généralisée, le budget 2011 ne déroge pas à la volonté mainte fois démontrée de privilégier les orientations politiques contraires à l’intérêt général. Ce n’est pas non plus une surprise de voire qu’encore une fois les agents de la Fonction Publique sont aux premières loges des mauvais coups.

Néanmoins, les annonces qui ont été faites concernant la pénitentiaire témoigne d’une méconnaissance délibérée des besoins du service public et des missions des personnels.

Concernant les SPIP, les perspectives faméliques en termes de recrutement de conseillers d’insertion et de probation et de personnels administratifs auront, si elles sont actées, des conséquences extrêmement lourdes. En cette période d’accroissement considérable de la charge de travail, dans un contexte déjà en souseffectif permanent, recruter seulement une quarantaine de CIP serait une preuve dramatique d’inconséquence. Alors que tous les leviers de l’aménagement de peine sont poussés au maximum, que les nouvelles missions s’empilent les unes sur les autres, et que le nombre de personnes suivies suit une ascension vertigineuse, il est invraisemblable d’imaginer un niveau de recrutement pas même suffisant pour compenser les départs ! Cela revient à paralyser le fonctionnement quotidien des SPIP, à formaliser l’incapacité de l’administration pénitentiaire à assumer ses missions, à plonger les agents dans une souffrance professionnelle accrue.

La CGT Pénitentiaire, le SNEPAP-FSU et la CFDT Interco ont appelé les personnels, dans le cadre d’une entente syndicale large et unitaire qui représente tous les corps de personnels, à organiser des discussions pour envisager une riposte à même de faire échec à ce funeste projet. Il est désormais clair que face à une direction de l’administration pénitentiaire qui dit ne rien maîtriser, face à un ministère qui semble se satisfaire de l’insuffisant, et face à un gouvernement qui organise la faillite du service public autour du dogme de la réduction des effectifs et des moyens, les personnels sont sûrs d’une chose : l’amélioration de leurs conditions de travail ne dépendra que d’eux. C’est pourquoi une première journée nationale d’action se tiendra rapidement pour appeler les pouvoirs publics à leurs responsabilités.

En tout état de cause, il est très clair que sans les emplois nécessaires, jamais les SPIP ne pourront faire face. Avec 150, 200 ou 300 PPSMJ par personnel d’insertion et de probation, le suivi des personnes confiées ne sera qu’illusoire. Nous imaginons donc que l’administration pénitentiaire est aujourd’hui en mesure de nous expliquer quelles sont les missions qui seront abandonnées, quelles sont les mesures qui seront mises de côté, quelles procédures pénales nous arrêterons de respecter, quelles expérimentations vont cesser dès maintenant.

Nous attendons, monsieur le président, vos consignes à ce sujet.

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