Accueil > Communiqués > Nationaux > Carte pénitentiaire : Evolution du chantier après la (...)

Carte pénitentiaire : Evolution du chantier après la mobilisation

vendredi 4 mars 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
PDF - 29.4 ko
Carte pénitentiaire : Evolution du chantier après la mobilisation

En novembre 2010, un mouvement de protestation intersyndical et de l’ensemble des personnels pénitentiaires a eu lieu pour dénoncer l’insuffisance du budget 2011 et pour revendiquer des recrutements, des revalorisations indemnitaires et statutaires, l’arrêt de la déclinaison brutale de la RGPP (révision générale des politiques publiques) et la révision de la liste des prisons vouées à la fermeture.

Suite à ce mouvement, le ministre de la justice s’était engagé à réévaluer l’état de certains établissements afin de les maintenir ouverts et à ouvrir des négociations pour toutes les filières concernant l’emploi, le statutaire et l’indemnitaire.

Concernant les réévaluations de l’état de certaines structures pénitentiaires, le ministre a tenu ses engagements puisque différentes visites (Aurillac, Cahors, Nevers….) ont été effectuées et que certaines fermetures ont été, pour l’instant, annoncées comme suspendues.

Et d’ailleurs, les propos tenus par Michel Mercier le 15 février 2011 lors de la commission des lois constitutionnelles confirment bien le maintien d’un certain nombre d’établissements :
« Nous allons définir d’ici juin le nombre de places de prison dont nous voulons disposer, en conservant certains établissements qu’il était prévu de détruire. Le fait de conserver toutes les prisons que nous pourrons a bien évidemment des conséquences en termes de moyens. En effet, celles qui devaient fermer représentaient 1400 postes que nous sommes tenus de conserver, en créant donc de nouveaux postes pour les prisons en cours de construction. »

Si nous pouvons nous satisfaire de cette évolution conséquente à la mobilisation des personnels et à la ténacité de certaines organisations syndicales, nous ne pouvons pas accepter l’immobilisme du ministère de la justice concernant les autres points.

Notamment et surtout après l’affaire dite « de Pornic », où le manque de moyens de toute la justice a été mis en lumière, la légitimité de nos revendications est renforcée.

Nous le savons donc, nous obtenons des avancées, unis et dans la lutte.

Parce que nous demandons des moyens supplémentaires, des emplois, la CGT pénitentiaire appelle tous les personnels pénitentiaires (surveillants, travailleurs sociaux, administratifs, techniques) à participer massivement à la manifestation nationale le 29 mars 2011 à Paris.

Nous porterons ainsi, avec toutes les autres organisations du système judiciaire, l’exigence d’un plan d’urgence pour la Justice.

Montreuil, le 4 mars 2011.

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page