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Catégorie B : La CGT Pénitentiaire revendique !

vendredi 8 avril 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Catégorie B : La CGT Pénitentiaire revendique !

Dans le prolongement de notre investissement visant à obtenir la catégorie B pour le personnel de surveillance, la position CGT Pénitentiaire ne se borne pas à la simple expression d’une revendication purement statutaire ou indemnitaire. La crédibilité de notre action repose sur l’indispensable évolution de nos métiers, la catégorie B n’étant que l’illustration et la juste reconnaissance du savoir-faire pénitentiaire.

Au contact quotidien d’une population pénale particulièrement difficile, le surveillant pénitentiaire concentre l’ensemble des éléments d’informations permettant de connaitre le comportement des personnes incarcérées, et la bonne exécution de la peine de ces dernières.

Le cliché pénitentiaire du surveillant expérimenté ayant vieilli en parallèle du détenu multirécidiviste qu’il côtoie tout au long de sa carrière, illustre autant l’échec d’un système carcéral défaillant quant à sa mission de réinsertion, que le pathétique constat d’une affligeante réalité.

Pour autant, cet agent est sciemment écarté de tout organe décisionnaire et n’interfère en rien dans la gestion de la peine du détenu dont il n’est que l’anonyme et passif spectateur.

Cantonné au formalisme administratif de quelques écrits hâtivement collectés à la veille des commissions d’application des peines, l’expression du surveillant de coursive est jugée optionnelle. Que ce soit dans le cadre d’une permission, d’une formation, d’une libération conditionnelle ou tout autre aménagement de peine, le surveillant n’est que l’exécutant de décisions administratives et judiciaires dont il est pourtant conscient et capable d’apprécier la justesse ou l’opportunité.

La CGT Pénitentiaire revendique :

-  la confirmation statutaire du rôle du surveillant de catégorie B à l’égal des autres corps de personnels de l’administration pénitentiaire au sein des Commissions d’Application de Peines et des Commissions pluridisciplinaires ;

-  l’implication du personnel de détention pour chaque détenu comparaissant devant les instances ;

-  l’intégration du surveillant de coursive au sein des différentes commissions où, avec d’autres acteurs tels que les personnels d’insertion et de probation, ils relaieraient la vision et l’analyse de la détention relative aux personnes détenues ;

-  l’acquisition d’une formation de qualité qui permette au surveillant de détention d’exprimer une position argumentée, synthétique et précise de l’observation de l’ensemble des personnels « postés » ;

-  la gestion individualisée de la peine assortie d’une prise en charge personnalisée de chaque détenu ;

-  la reconnaissance des compétences des professionnels de la détention dans la prise en charge des détenus ;

-  l’implication des surveillants dans les choix d’orientation du détenu vers diverses activités, et dans les affectations de cellule. Aujourd’hui, les personnels de surveillance souffrent de l’insécurité et de l’agressivité d’une population pénale réfractaire à l’autorité d’agents sans pouvoirs réels.

Pas plus que l’explosion quantifiée de la pyramide hiérarchique avec les majors et les brigadiers ne répond au mal-être pénitentiaire, la sophistication d’une assermentation ne changera rien au quotidien des personnels et n’étoffera la fiche de paye du plus grand nombre.

Notre autorité et notre reconnaissance, nous la gagnerons dès lors que l’expression du surveillant de détention influera sur le déroulé de la peine et l’obtention d’une permission ou de tout autre aménagement de peine, dès lors que l’administration nous donnera les moyens de remplir concrètement notre mission de réinsertion.

Nos détracteurs, réfractaires à la catégorie B, ceux la même qui n’alimentaient leur activité syndicale que du douteux parallèle avec la Police Nationale dont ils revendiquaient la parité, sont désormais confrontés à l’inconfort d’une position où le modèle tant prôné du gardien de la paix s’articule désormais en catégorie B.

Visionnaire sur ce point, la CGT Pénitentiaire ne s’est jamais satisfaite du mimétisme avec d’autres corps. De tout temps, nous réclamons une identité pénitentiaire, une reconnaissance pénitentiaire spécifique.

Parce que les personnels de surveillance sont légitimes et crédibles, Parce qu’ils sont capables et demandeurs, Parce qu’il est temps que nos fonctions évoluent et soient valorisées,

Revendiquons avec la CGT Pénitentiaire l’évolution de nos métiers, Revendiquons la Catégorie B !

Commission Nationale des Personnels de Surveillance, Montreuil, le 07 Avril 2011

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