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Communiqué UR de Rennes : Extractions médicales : nous sommes tous des aixois !

mercredi 5 octobre 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Hier, un collègue surveillant de la maison d’arrêt d’Aix Luynes a pris une balle dans la jambe pendant une extraction médicale. Le détenu accompagné était libérable en 2025, le genre profil lourd qui connaît du monde dehors. A Aix ,comme partout ailleurs et notamment sur la DISP de Rennes, la défaillance le l’administration est grave puisque la « conduite du détenu en détention » a pris le pas sur le profil pénal, ce qui a provoqué le déclassement de l’escorte de trois à deux, c’est-à-dire sans accompagnement policier. Procédure criminelle lourde, le détenu aixois aurait du être accompagné d’une escorte 3, point barre, il y a là un grave dysfonctionnement !

Si les pénitentiaires connaissent les risques potentiels liés à leurs fonctions, ils ne sont pas pour autant de la chair à canon que l’administration envoie au feu à sa guise, en dehors de toute logique professionnelle et sécuritaire, en escorte fragilisée régulièrement par le manque récurent d’agents.

Mais à ce triste « jeu », Rennes n’est pas en reste et le grand n’importe quoi est quotidien : Partout les chefs d’établissements nous font faire de l’à peu prêt, dès lors que l’emploi est au coeur du dispositif. Ainsi, nous voyons fleurir ici ou là des initiatives contraires aux réglementations en cours. Des directions inventent des escortes 1 renforcées après 16h00 ! Voir du 1 bis avec entraves en prime ! De l’improvisation pure DAP avec laquelle elle fabrique si bien les inévitables incidents graves. Mais quand ça arrive, ça n’amuse plus personne, ils jouent avec nos vies !

Faut-il rappeler que la note EMS 2 du 19/10/2010 harmonise les CCR escortes et défini 4 niveaux précis ? A sa lecture, nous n’y trouvons ni du 1 renforcé, ni du 1 bis qui ne sont conçus que pour pallier au manque de surveillants. Rappelons aussi que rien n’autorise comme c’est parfois le cas à mettre un brigadier comme chef d’escorte !

Nous avons déjà suffisamment de problèmes avec cette note EMS 2 qui est trop floue sur une évaluation subjective du détenu à placer en escorte pour que nos directeurs en rajoutent. En effet, même sur la base de ce texte, il est fréquent sur la DISP de Rennes, comme à Aix, de constater que des détenus sont répertoriés comme dangereux pénalement, demandant une surveillance particulière et qui, soudainement, changent de profils (bonne conduite) et se retrouvent en escorte 2 parce que les moyens de suivent pas et que la Police renâcle désormais !

Après être passée pas loin de la catastrophe, il faut que la DAP prennent ses responsabilités en matière de niveau d’escortes et soit plus ferme avec ses Directions Interrégionales qui font n’importe quoi ! La notre n’est pas en reste.

La DAP ne peut s’en sortir que par une pirouette et la remise d’une médaille à notre collègue Aixois.

Nous lui souhaitons de tout coeur un prompt rétablissement.

Nantes, le 5 octobre 2011

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