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Communiqué de la CGT Pénitentiaire Le changement au Ministère de la Justice : C’est pour quand ?

mardi 11 septembre 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

La CGT Pénitentiaire a procédé à une analyse du contexte Pénitentiaire depuis l’entrée en fonction de Christiane TAUBIRA, au poste de garde des sceaux, ministre de la justice.

Concernant le dialogue social, la CGT Pénitentiaire estime que la ministre met en place une forme différente, par le recours à une plus grande consultation des partenaires sociaux dont la CGT reçue quatre fois par elle-même ou ses conseillers durant l’été.

Pour autant, il apparaît que cette méthode est en contradiction avec le dialogue social mis en œuvre par l’administration pénitentiaire qui se comporte toujours comme si aucun changement politique n’avait eu lieu, bafouant les droits syndicaux, refusant de réorienter sa façon de travailler avec les organisations professionnelles dans le cadre des textes existants depuis les accords de Bercy et choisissant clairement ses interlocuteurs, en ayant une nette tendance à mépriser la CGT Pénitentiaire.

Par ailleurs, la nouvelle méthode impulsée par la ministre ne saurait suffire : en effet, après plusieurs années difficiles sous les gouvernements FILLON, les personnels s’attendaient à des gestes forts qui leur indiquent un changement de cap allant vers un mieux dans l’exercice de leurs missions de service public. Or, force est de constater que leur situation n’est pas différente, que les charges de travail sont toujours aussi éprouvantes et intolérables, que les détentions sont toujours aussi surpeuplées, que les questions de sécurité y sont toujours aussi prégnantes, que les réformes passées et combattues par les personnels continuent d’être mises en œuvre sans qu’aucun signe fort n’ait montré qu’il pourrait en être différent, que les liens hiérarchiques sont toujours aussi distendus, que le malaise et la souffrance au travail sont toujours aussi grands, etc.

La CGT Pénitentiaire constate clairement un désenchantement parmi les collègues à l’encontre d’un nouveau pouvoir qui avait martelé à maintes reprises l’idée du changement. Il tarde à venir et rien ne nous indique aujourd’hui que le sort des personnels et du service public pénitentiaire sera différent à l’aune des informations glanées ici ou là sur la question budgétaire pour 2013. Mais aussi, rien ne nous indique que ce changement de dialogue mis en œuvre pendant l’été sera poursuivi car il apparaît que concernant la conférence de consensus, par exemple, l’idée retenue pourrait être d’associer les personnels et leurs organisations professionnelles en périphérie de sa mise en œuvre et non comme partenaire à part entière. Une nouvelle fois, des spécialistes travailleraient sans les collègues sur l’avenir de nos missions et la politique pénale qui doit être menée ?

Devant un constat qu’elle juge mitigé, la CGT Pénitentiaire affirme que si elle souhaite être un partenaire décidé à travailler avec la ministre, elle refusera de cautionner l’inertie, la continuité des politiques passées et l’absence d’implication des personnels pénitentiaires dans les choix qui les concernent sur leur avenir au travail.

La CGT Pénitentiaire saura prendre ses responsabilités le cas échéant.

Montreuil, le 11 septembre 2012

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