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Compte re ndu : Plan d’action violence

mercredi 29 juillet 2015  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Une réunion s’est tenue le 22 Juillet 2015 à la DAP pour faire un point sur l’avancée du dossier « plan d’action sur les violences commises en milieu carcéral ». Ce plan d’action avait débuté le 13 février 2014 par une première réunion en présence des organisations syndicales représentatives. Il avait débouché sur une note en date du 6 Mars 2014, rédigée par Mme GORCE, directrice de l’Administration Pénitentiaire.
Les échanges ont débuté par un état des lieux statistiques de ces faits de violences. L’administration nous indique qu’une baisse significative du nombre d’agressions physiques est à souligner sur l’année en cours. Des comités de pilotage ont été mis en place dans certaines directions interrégionales, un référentiel des bonnes pratiques a été constitué, une refonte de la procédure d’incidence a été réalisée, une lettre électronique est adressée aux cadres, officiers et formateurs sur le retour d’expérience.
La CGT Pénitentiaire a tout d’abord rappelé l’importance de cette question. Il est primordial de trouver des solutions viables pour lutter contre ce phénomène qui s’accroissait d’année en année. Si toutefois une légère baisse des agressions physiques est envisagée pour 2015, nous ne pouvons pas nous en satisfaire, tellement le nombre reste haut et inquiétant. Par ailleurs, les conséquences de ces agressions (qu’elles soient physiques ou mentales) sont désastreuses pour nos collègues sur le terrain.
L’administration se doit de repenser les missions du surveillant, trop souvent cantonné à de simples fonctions de « porte-clefs », ne pouvant répondre aux interrogations et questionnements de la population pénale. Il est pourtant l’interlocuteur premier dans chaque conflit, et forcément celui qui en subit majoritairement les violences. Le surveillant d’étage doit devenir un acteur incontournable de la gestion de la détention, devant être formé et donc en capacité de répondre à toute question. Ce qui, pour la CGT serait de nature à renforcer son autorité par le respect qu’il gagnerait auprès de la PPSMJ.
Nous sommes également revenus sur le retrait de la note de Novembre 2014 concernant la maîtrise des heures supplémentaires. Sa mise en œuvre ne peut qu’accroître les risques qu’encourent les personnels. La mise en place du mode dégradé nuit gravement à la sécurité des établissements et du personnel. De surcroît, la question des effectifs supplémentaires est essentielle pour sécuriser nos pratiques professionnelles.
Enfin, la CGT Pénitentiaire a fait remarquer l’absence de CHSCT spécial (local) dans les structures de moins de 200 agents. Il nous paraît indispensable que les questions d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail soient traitées dans cette instance locale.
La CGT Pénitentiaire restera active et vigilante afin que certaines décisions de l’administration ne viennent pas mettre en danger la sécurité des agents.

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