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Conditions de travail – santé des collègues – hygiène – sécurité… Nos dirigeants s’en tapent !

jeudi 7 août 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Partout, les conditions de travail se dégradent. La pression est forte sur les collègues, leurs charges de travail sont démentes, l’absence de repère est flagrant, les détentions sont en surchauffe, les agressions se multiplient, les heures supplémentaires tombent en pagaille, le travail en mode dégradé est légion, les repos sautent, etc...

Ce sont autant d’éléments qui impactent la santé des personnels pénitentiaires dans leur ensemble. La CGT considère que le point de rupture est atteint, et il ne pourra se contenter d’un simple colmatage des plaies pour se résorber.

Dans ce contexte, la santé au travail est devenue une grande inquiétude et une priorité qu’il faut prendre à bras le corps. Dans chaque espace de discussion avec l’administration, à tout niveau, la CGT le réaffirme. A chaque fois, l’administration nous dit partager nos inquiétudes et s’en préoccuper. Que de blablabla.

Il y a pourtant un fossé énorme entre les propos et la réalité : en effet, contre toute attente, l’administration a décidé qu’il n’y aura que des comités d’hygiène de sécurité et conditions de travail spéciaux d’établissements (CHS CT S) dans les seuls sites où l’effectif est au moins égal à 200 agents. Laissant ainsi sur le carreau l’essentiel des établissements et des services ! C’est scandaleux, c’est
un reniement de plus et la démonstration une nouvelle fois que l’administration se contrefout de la santé de ses personnels !

Le sigle CHS CT peut paraître indigeste pour les collègues. Ce comité est pourtant un élément essentiel qui contribue localement à la protection de la santé des agents, à leur sécurité au travail ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail.

Il veille également à l’observation de prescriptions réglementaires adoptées dans ce but et il analyse les conditions de travail et les risques professionnels exposant les personnels.

Pour ce faire, le CHSCT s’appuie sur des compétences importantes et a entre autre, comme prérogatives :

- Des missions d’investigation et d’études (inspections régulières – réalisation
d’études et enquêtes en cas d’accident de travail), analyse des facteurs de
pénibilité pour les salariés, etc.
- Mais également, le CHS CT doit être consulté avant tout aménagement de
postes ou intervenir en cas de danger imminent grave pour un collègue.
- Il doit également établir des rapports et programmes annuels.

Autant de matières fondamentales sur lesquels l’administration entend priver les personnels des établissements de moins de 200 agents.
C’est inouï et lamentable, l’administration ne peut se retrancher derrière l’existence de CHS CT Départementaux dans lesquels, avec seulement deux réunions annuelles pour trois directions du ministère de la justice, le travail n’est pas fait convenablement.

A l’heure actuelle, se tient dans chaque région un comité technique interrégional (CTI) sur cette question. Peu courageuse, les directions interrégionales, à l’unisson, appliquent la décision de la DAP en faisant voter des arrêtés types qui oublient l’essentiel des structures.

C’est pourquoi, face à l’enjeu, la CGT bataille ferme dans ces CTI en
proposant deux types d’amendements :

- D’une part, nous demandons que soit abaissé le seuil de 200 à 50 agents dans son article premier.
- D’autre part, nous demandons que soit ajouté sur plusieurs articles, les services pénitentiaires d’insertion et de probation en plus des établissements pénitentiaires.

Nul doute que les DI passeront en force. La CGT n’en restera pas là.

Elle recourra au tribunal administratif pour obtenir partout des CHSCTS.

Il en va de la santé des collègues dans l’exercice le leurs missions quotidiennes sur les terrains !

Montreuil, le 18 juillet 2014

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