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Contrôleur Général des Lieux Privatifs de Liberté :
Rapport d’activité 2012

lundi 25 février 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Ce jour, le Contrôleur Général des Lieux Privatifs de Liberté (CGLPL) rend publique le rapport d’activité 2012 de son équipe. Un quart des visites ont eu lieu en établissements pénitentiaires.
La CGT Pénitentiaire en ressort des points d’analyse qui méritent d’être mise en exergue.

Jean-Marie Delarue souligne que les modifications de politique pénale se font attendre. La loi qui devra être examinée en juin suite à la conférence de consensus sera nous l’espérons enfin une avancée sur ce point.
Le plan de rénovation des établissements vétustes paraît toujours assez flou et le CGLPL revient à cet égard sur l’importance de concevoir les bâtiments autrement, à dimension humaine. Il fait le constat poignant du désarroi des personnels dont les arrêts maladie se sont multipliés par 10 dans ces nouvelles usines carcérales déshumanisées.
La solitude, le dialogue mis à mal, la rupture entre la hiérarchie et les agents qu’elle doit encadrer sont sources d’une souffrance au travail à laquelle aucune mesure concrète n’apporte de réponse.
Ainsi il est rappelé que l’avis émis le 17 juin 2011 afin de mettre en place des supervisions pour les personnels de surveillance n’a toujours pas trouvé de traduction dans les politiques pénitentiaires.
La CGT Pénitentiaire partage l’analyse politique qui met également en lumière la nécessité de permettre des espaces d’échanges d’expérience et de savoir-faire.

Le rapport note à quel point les difficultés budgétaires des établissements entraînent des reculs de prestations notamment en matière d’hygiène qui sont générateurs d’énervements et de tensions dans les détentions.
Ce type d’exemple démontre à quel point les conditions de travail sont intrinsèquement liées aux conditions de détention.

A travers la question des extractions médicales, le CGLPL interroge la question de la responsabilité des agents sur lesquels on fait peser les conséquences d’une évasion. Déplacer le curseur de cette responsabilité permettrait des gestes professionnels proportionnés à la situation dans le respect de la dignité des personnes détenues.

Le CGLPL s’est attardé cette année sur les thèmes du handicap, de l’invalidité et de la vieillesse en détention et a formulé en ce sens des préconisations afin d’adapter les cellules et de passer des conventions pour l’intervention de tiers aidant en détention.

L’enfermement des mineurs a également fait l’objet de rappels essentiels comme celui de l’incarcération comme ultime solution et celui selon lequel l’éducation doit rester le fil conducteur de la prise en charge des mineurs. La situation des EPM est complexe et mériterait que des échanges sur les pratiques professionnelles puissent être largement organisés entre tous.


La CGT Pénitentiaire souligne la qualité du rapport et celle de l’écoute dont l’équipe du contrôleur général des lieux privatifs de liberté a fait preuve auprès des personnels pénitentiaires.

Montreuil, le 25 février 2013

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