Accueil > Communiqués > Nationaux > DECLARATION LIMINAIRE CAP CPIP MOBILITE 2014

DECLARATION LIMINAIRE CAP CPIP MOBILITE 2014

mercredi 2 avril 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Monsieur le président,
Mesdames, Messieurs,

Pour la première fois, nous ouvrons cette commission administrative paritaire de mobilité au mois d’avril. La CGT était intervenue à de multiples reprises pour un calendrier mieux anticipé qui devrait permettre aux CPIP de mieux organiser leur départ tant d’un point de vue familial que professionnel.
Gageons que l’administration saura maintenir ce calendrier les prochaines années.

A la veille de cette CAP, vous nous apprenez que vous avez décidé de modifier les dispositions que nous avions arrêtées l’an dernier concernant les CPIP placés. La méthode est pour le moins cavalière ! Vous nous aviez reçus fin janvier. Alors, la CGT avait joué le jeu du dialogue social et nous avions proposé des aménagements à votre projet pour que sa déclinaison ne lèse pas les agents.
Vous nous apprenez avant-hier que rien n’est négociable : des postes de CPIP placés seront offerts aux stagiaires de la CPIP 18 lors de l’amphi de pré-affectation. Pour la CGT, il est inacceptable que l’administration envisage de contraindre un certain nombre d’agents, même réduit, à se positionner sur ce type de poste. Les sujétions afférentes, notamment pour l’équilibre de la vie familiale, doivent relever d’un choix délibéré et mesuré par l’agent. Votre décision est particulièrement brutale.

Si nous intervenons et continuerons de le faire pour nos collègues qui auront choisi ces affectations, le dispositif constitue un véritable fiasco.
Nous nous étonnons de votre obstination. L’an dernier seuls vingt postes ont été couverts. Cette année, ce sera au mieux une dizaine. Il est temps de tirer des conclusions définitives et de reverser l’ensemble de ces postes dans les services. Vous voulez nous faire croire que du haut de leur tour de verre, les services de Bercy scruteraient l’horizon pour vérifier que chaque poste de CPIP placé est bien occupé. Quelle blague !

L’ancien premier ministre a admis l’état d’asphyxie dans les SPIP. Nous attendons désormais de pied-ferme les effectifs promis. Nous n’accepterons pas un revirement de situation. Si la promesse d’effectifs a apaisé pour un temps la fronde des SPIP, elle ne saurait être sans lendemain.

Depuis mai 2012 rien n’a changé, aucune modification de politique pénale, charges de travail insupportables, … Si la nomination de Manuel Valls comme premier ministre consiste à revenir à l’état de surtension sécuritaire infernale des années Sarkozy, la rupture entre l’administration et les personnels de terrain deviendrait irréparable.

Dans ce contexte incertain, la CGT attend des réponses claires.

Trop de dossiers ouverts, de questions sans réponse, de projets inaboutis, les groupes de travail sur la formation n’ont toujours pas abordé la question de la pré-affectation.

L’administration enfante des serpents de mer qui la dévore. Sans forfanterie, nous diagnostiquons que le funeste scénario de la pré-affection connaîtra un interminable bis repetita avec les CPIP placés. Tous les ans il faudra se réunir, discuter d’éléments d’aménagements,... sans que jamais l’utilité de la décision initiale ne puisse être contestée.

Depuis 2008, les organisations syndicales dénoncent les travers qu’engendre la pré-affectation. Faut-il une fois encore égrainer la litanie des problèmes de la pré-affectation :
– les mêmes services dans trois régions (Paris, Lille, Strasbourg) qui assurent la formation ;
– les professionnels de ces services qui supportent les surcharges de travail ;
– des titulaires peu expérimentés comme tuteurs ;
– une formation au rabais ;

Tous les ans depuis 2008, dans toutes les réunions abordées avec les services RH, la question revient systématiquement et rien ne bouge.
Comme pour le décompte du temps de travail par le logiciel Origine, nous vous demandons monsieur le président de vous saisir du dossier, d’intercéder auprès de la directrice, d’intervenir fermement auprès des services formation (RH7), de l’ENAP, de PMJ pour en finir, une bonne fois pour toute.

Autre sujet de mécontentement pour la CGT, alors que le maintien des résidences administratives de Lure, Péronne, Abbeville est définitivement acté, le DI de Lille poursuit sa politique de la terre brulée. Aucun poste ouvert sur ces sites.

Nous vous interpelons enfin sur une dernière question concernant le déroulement de carrière des CPIP13 dont les avancements d’échelon s’effectuent deux mois plus tard que ceux des CPIP14, nous n’avons pas de réponse depuis notre saisine en octobre 2013.

Pré-affectation, CPIP placés, asphyxie d’antennes, sur tous ces sujets, la CGT est force de propositions, nous attendons désormais un changement de politique !

Montreuil, le 2 avril 2014

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page