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DECLARATION LIMINAIRE CAP DES ADJOINTS ADMINISTRATIFS DU 26 SEPTEMBRE 2013

vendredi 27 septembre 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Nous sommes tous, suite à la mauvaise gestion et à la prise de décisions catastrophiques, suite à des années de politiques destructrices, plongés dans un marasme profond.
Pour autant, avec l’esprit de lutte qui la caractérise, la CGT n’a eu de cesse d’être à l’offensive, non pas, comme certains détracteurs l’affirment en s’opposant à tout changement, à toute
« modernisation », pas plus qu’en étant comme d’autres Organisations Syndicales des cogestionnaires de ce marasme, mais bien en étant source de propositions, en apportant d’autres analyses et d’autres solutions.
C’est le cas particulièrement aujourd’hui dans le débat sur les retraites qui nous oppose aux tenants « du coût du travail » et de l’austérité à qui nous opposons d’autres sources de financement, une meilleure répartition des profits.
La CGT est un syndicat de classe qui se bat contre le capitalisme ; c’est un syndicat de lutte et non un syndicat gouvernemental. C’est le seul qui ose !
C’est également dans le même esprit, à notre niveau, que nous participons à toutes les instances de
dialogue possibles de notre administration, du CTM aux groupes de travail en passant par les CAP.
Force, aujourd’hui, est de constater, amèrement, qu’au sein de notre ministère, LE MINISTERE DE LA JUSTICE, le dialogue social est totalement bafoué.
Après plusieurs années de lutte, de déclarations liminaires en déclarations liminaires, et après bien des atermoiements, nous avions obtenus que les directions de ce ministère reconnaissent l’inutilité
du profilage massif des postes, notamment sur les PFI, et qu’elles acceptent de renoncer à ces pratiques. Il aura fallut marteler longuement que ce qui avait été décidé, unilatéralement, pour le
lancement de ces structures, ne pouvait se pérenniser dans le temps et ce d’autant moins que cela nuisait plus qu’autre chose au bon fonctionnement de ces structures.
Pour autant, cette décision entérinée en CAP a été bafouée sans vergogne par le Secrétariat Général lors de l’attribution des postes ouverts au recrutement sans concours, les 16 et 20 septembre. Vous avez profilés 40 postes sur 221 proposés soit 18 %. Pourquoi pas un recrutement spécial profilage ?
Nous pourrions gloser sur le ridicule d’un deuxième entretien imposé à des agents recrutés sur entretien.
Nous dénonçons la difficulté dans laquelle sont mis l’ensemble des candidats ayant postulé sur ces postes et qui devront attendre avant de savoir s’ils seront ou non recrutés !
Sachant que sur certaines plates formes Chorus du Secrétariat Général, il n’y a que cette fonction, quel avenir sera réservé à celui qui ne satisfera pas aux désidératas du potentat local ?
Pour la CGT c’est clair, un tient valant forcément mieux qu’un peut être, nous déconseillerons désormais à l’ensemble des candidats de postuler sur une PFI ou sur tout autre poste profilé.
A la CGT, nous nous questionnons également sur la qualité du dialogue entre les directions de ce ministère. Là aussi, si nous n’avions guère d’illusions, force est désormais de constater que seuls quelques gestionnaires, totalement déconnectés des réalités, imposent leurs volontés à tous.
Enfin, et surtout, à l’heure de la rigueur budgétaire, nous nous questionnons sur la motivation du maintien d’instances de dialogues au sein du ministère.
Pour la CGT, nous refusons de n’être que de pâles figurants tout juste utiles à cautionner des décisions arbitraires.
Nous exigeons que soit, avant tout autre débat, établie de façon claire la validité de nos avis. Ceux-ci ne doivent être mis en cause que de façon exceptionnelle, lorsqu’il y a méconnaissance d’un élément
ou fait nouveau.
Les différents dossiers soumis à la CAP de ce jour, mettent en évidence que le premier facteur négatif de notre administration est un manque désormais invalidant de personnel.
En effet nous voyons justifier des refus de titularisation, de temps partiels, de disponibilités, de congés de formation tous au seul motif de manque d’effectif.
Ces décisions sont dans la continuité des blocages imposés en CAP de mobilité.
Jusqu’où pensez-vous pourvoir tenir ?
A la CGT nous constatons et déplorons chaque jour :
- Une démotivation croissante,
- Un moral en berne,
- Des saisines des comités médicaux et commissions de réforme qui explosent,
- Une pression infernale,
- Des exigences de rentabilité dantesques,
- Une multiplication des postes multi-fonctions
- ….
En clair, le panel complet des éléments constitutifs d’une grande souffrance au travail.
A ces éléments s’ajoutent les années de glaciation des traitements. Comment s’étonner dès lors que
de plus en plus d’agents refroidis, aillent chercher ailleurs des cieux plus cléments !

BUDGET 2014 : que dire ? Ah oui !!!! La plaquette est belle !
Loin des beaux discours nous annonçant des moyens humains supplémentaires dans le cadre de la loi sur la prévention de la récidive et l’individualisation des peines, nous déplorons qu’une fois de plus
on déshabille Pierre pour habiller Paul, qui plus est très mal, et le tout au préjudice principalement des emplois administratifs.
En effet, la création de 555 emplois pour l’ensemble du Ministère de la Justice, ne répond pas aux besoins déjà existants et encore moins aux ambitions affichées.
Nous cherchons vainement la part accordée aux administratifs. Rappelons qu’actuellement, nous estimons à plus de 3000 le nombre de postes vacants dans ce corps toutes catégories confondues.
Nous craignons l’inflation galopante de suppressions sèches et ce dans toutes les directions.
« C’est de l’Enfer des Pauvres qu’est fait le Paradis des Riches ».
Il est vrai que 2 millions d’euros d’indemnités seront alloués pour 2014 aux personnels de la catégorie C des juridictions. Cette gratification mirobolante d’environ 15 euros par mois ne sera pas
accordée aux autres agents de catégorie C du Ministère. S’il est vrai que les personnels de surveillance ont obtenu une revalorisation statutaire, nous tenons à rappeler que l’administration pénitentiaire n’a pas qu’un seul corps de catégorie C les adjoints administratifs et techniques seront une fois de plus les éternels oubliés au même titre que ceux de l’Administration Centrale, de la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
Nous ne pouvons imaginer qu’une quelconque organisation syndicale puisse se satisfaire de cette aumône qui est un camouflet pour des agents qui doivent patienter près de 18 ans pour se hisser au dessus du SMIC !
La très faible augmentation du budget induit une diminution en euro contant, à laquelle s’ajoute de nouveaux projets et une part incompressible toujours aussi lourde destinée à financer les contrats
privés (partenariats publics-privés et autres délégations de services publics).
Quid des nouvelles missions, des nouveaux établissements … ?
La seule chose réellement positive de ce budget est l’annonce officielle de la suppression de la taxe de 35 euros. Nous attendons impatiemment l’arrêté et le décret d’application, n’en déplaise aux
lobbies des avocats et de Bercy.
Peut-on espérer la promulgation du décret d’application un peu plus rapidement que celui relatif à la suppression du jour de carence ?
La précarité, l’ultra précarité, au Ministère de la Justice a encore de beaux jours devant elle !

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