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Déclaration Liminaire CAP des Adjoints Administratifs du 2 au 3 avril 2014

mercredi 2 avril 2014  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Cher(e)s collègues,

A l’issue de ces dernières élections qui ont marqué un rejet massif de la politique gouvernementale, notre Président a décidé de modifier le casting, mais le scénario s’affirme lui, encore plus libéral.

Pour répondre à la volonté de l’Union Européenne, nous avions eu droit à une nouvelle attaque des fonctionnaires. Reporter l’augmentation des pensions, c’est enfoncer un peu plus encore les serviteurs de l’Etat dans les difficultés, la misère même pour certains. Et ce n’est pas de la grandiloquence ou du populisme que de parler de misère lorsque l’on sait que dans leur grande majorité, les fonctionnaires de catégorie C ne bénéficieront que du minimum vieillesse pour tout remerciement d’une vie de labeur.

Nous avions eu droit, via le pacte « d’irresponsabilité », à un cadeau de 30 milliards fait aux entreprises du CAC 40, sans aucune contrepartie mais au détriment de nos salaires et de notre pouvoir d’achat, gelés depuis 2010. Faudra-t-il attendre 2017 pour un dégel ou faut-il s’attendre à une baisse directe de nos salaires ?

S’agissant de notre ministère, la justice est de plus en plus incomprise et jugée négativement par nos concitoyens. Faut-il s’en étonner alors que la seule logique est celle des coupes budgétaires, des restrictions d’emplois et de l’abandon des missions de service public. La politique d’austérité réduit à peau de chagrin les moyens donnés aux services pour fonctionner. Nous savons d’ores et déjà qu’un certain nombre de SAR seront en cessation de paiement dès le mois de juin et les mêmes constatations pourraient être faites tant à la DAP qu’à la PJJ. Nous avons déjà connu des coupures d’eau, demain faudra-t-il également faire sans téléphone, papier, encre ou électricité.

Austérité toujours, la suppression de dizaines de postes d’adjoints administratifs, les fermetures annoncées à la PJJ ; cette direction qui devait être emblématique de ce quinquennat marqué au sceau de la jeunesse, n’a pas vu ses moyens progresser, bien au contraire.

Et nous n’oublierons pas de citer encore la volonté d’imposer, en continuant la politique du tandem SARKOZY – DATI, les Tribunaux de Première Instance et par là même la suppression des Tribunaux d’instance et des Conseils de Prud’hommes.

L’abandon, en catimini, du projet concernant l’Office National des Paies est l’illustration parfaite des erreurs où se sont enferrés les technocrates de Bercy. Il n’y a pas eu de volonté réelle de rompre avec les politiques destructrices et totalement déconnectées des réalités mises en oeuvre depuis de trop nombreuses années ; la conséquence est que le service public paiera la facture de cette gabegie.

Si la CGT se félicite de cet abandon, il n’en demeure pas moins que des suppressions de postes, notamment d’adjoints administratifs, ont été justifiées par la création de ces structures. Nous demandons par conséquent de revoir d’urgence les prévisionnels d’emploi et de procéder au réajustement des postes à pourvoir par voie de recrutement.

Même s’agissant des droits d’actions et libertés d’expression syndicale, ce gouvernement aura été en dessous de tout, et là, il ne pourra s’abriter derrière aucune autre excuse que celle d’avoir choisi le camp des patrons et du capital contre celui des travailleurs et notamment de celles et ceux qui refusent de se taire …

Nous n’attendons, hélas, que des mauvais coups de la nouvelle équipe, seule la mobilisation des salariés et un puissant rapport de force permettront d’infléchir la politique actuelle.

La casse du dialogue social se cristallise actuellement au sein des Services Judiciaires par la mise sous tutelle et la censure des boîtes mail personnelles et structurelles des fonctionnaires. Ces mesures de rétorsions font suite à la contestation clairement affichée du projet « Justice du XXIème siècle ».

Belle conception de la liberté d’expression !

Bonne nouvelle tout de même, le principe d’égalité aura été appliqué au moins une fois cette année : le 1er avril, les expulsions locatives ont également touché le locataire de Matignon.

Nous adressons cette déclaration à nos collègues puisqu’à l’évidence il n’y a aucune écoute, ni au sein de notre administration ni au sein de notre gouvernement

Nous vous invitons à participer

le 12 avril 2014 à PARIS

A LA GRANDE MARCHE CONTRE L’AUSTERITE

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