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Déclaration liminaire CAP CPIP du 3 octobre 2013 Rien n’a changé

jeudi 3 octobre 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Quand en 2012, François Hollande nous promettait le changement, une grande majorité des personnels des SPIP ne pouvait que souscrire, espérer et … attendre.
Nous attendons toujours. Et les différentes nominations intervenues ne nous rassurent pas quant à la volonté de… changement. En effet, ce sont toujours les mêmes fossoyeurs du travail social à l’œuvre sous le gouvernement précédent qui continuent à se partager les postes stratégiques de la DAP concernant la filière : DAP, ENAP, PMJ.
Les discours présentés comme un renouveau, s’apparentent à la ritournelle. Depuis 1999 la rengaine est inusable : transparence, statistiques, délai de prise en charge, uniformisation des pratiques, segmentation… comme si le fonctionnement bureaucratique constituait une fin en soi.
Pendant ce temps la garde des sceaux nous gratifie d’envolées lyriques, défend son projet de réforme pénale dans les médias, visite les SPIP mais place Beauvau la tour de garde veille, transformant le garde des Sceaux en moulin à paroles. Nous exigeons des actes !

Pourtant M. le président lorsque le Premier ministre annonce devant l’Elysée qu’il se fixe comme objectif de limiter le nombre de dossiers à 40 par agent, nous nous le tenons pour dit. Nous n’accepterons donc pas les contorsions sémantiques qui consisteraient à vouloir présenter cet objectif comme s’inscrivant dans une politique de segmentation de nos tâches : un objectif de 40 dossiers concernant uniquement les CPIP qui suivront les contraintes pénales.
Inévitablement M. le Président vous nous répondrez "voyez le budget, regardez les moyens attribués à la filière, c’est inouï dans une telle période d’austérité". Et alors ! Combien de promesses de recrutement non tenues, combien de mesures pénales qui se superposent, combien de contraintes supplémentaires inutiles imposées par l’administration, … les charges de travail dépassent largement les chiffres que vous communiquez.

Certes, le budget prévoit un recrutement de 300 personnels en 2014 ; et 150 en 2015. Mais avez-vous déjà arbitré en interne la ventilation de ces postes ? Compte tenu de l’urgence, pour la CGT les choses sont claires, ce sont des postes de CPIP et de PA qui doivent être créés en urgence. Or même avec ces moyens supplémentaires nous serons encore bien loin du compte.

Sans un changement radical de politique pénale, nous serons toujours à la poursuite des moyens, dans une fuite en avant sans fin. Après ces annonces, ces promesses de recrutement, la CGT pénitentiaire revendique une nouvelle fois une ouverture de négociations sur la question des organigrammes. Nous ne pouvons plus naviguer à vue.

Malgré un engagement sans faille des agents des SPIP, l’administration a déployé le logiciel Origine dans les services.
Tout le monde s’accorde pour dénoncer les travers du système, y compris des directeurs interrégionaux. Pourtant personne ne fait rien alors qu’il en va de la gestion de la ressource. Les agents des SPIP ne sont pas corvéables à merci.
En voulant rigidifier la question du temps de travail et les souplesses jusqu’à présent autorisées, inévitablement l’administration se heurtera à l’incompréhension des collègues. Comment comprendre en effet l’écrêtage des heures, comment comprendre que des heures effectuées ne soient pas récupérables.
Une véritable défiance entre les directions locales et les agents s’instaure insidieusement.
La CGT réclame donc en urgence que les services RH s’attellent à cette question, prennent conscience de l’enjeu majeur que cela représente pour autoriser les services à s’organiser pour répondre à leur mission de service public, dont la première consiste à rencontrer les PPSMJ dans le cadre des suivis. A vouloir régenter de manière autoritaire, vous prenez le risque de braquer les agents qui s’en tiendront désormais aux quotités horaires quotidiennes sans accepter plus de souplesse.

Enfin dernier point, nous examinerons durant cette CAP les dossiers d’avancement prévus au 1er janvier 2013. Nous sommes le 3 octobre !

Comme pour la mobilité, nous attendons de l’administration qu’elle anticipe davantage. Les textes sont pourtant clairs : le tableau d’avancement devait être examiné avant le 15 décembre 2012. Qu’il s’agisse des délais ou du respect des procédures, l’administration pénitentiaire n’est pas en reste pour poser des exigences fortes, parfois menaçantes vis à vis des collègues. Cette politique « du deux poids deux mesures » est intolérable.

Report de mobilité, avancement en fin d’année, le calendrier 2013 a été particulièrement perturbé. La CGT Pénitentiaire exige que le calendrier 2014 soit mieux anticipé.

Montreuil, le 3 octobre 2013

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