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Déclaration liminaire CTP-AP du 17 décembre 2010

vendredi 17 décembre 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Déclaration liminaire CTP-AP du 17 décembre 2010

Nous sommes une nouvelle fois surpris par le manque de consistance du CTPAP de ce jour.

En effet, à l’heure où les agents sont inquiets pour leur avenir et leur pouvoir d’achat, nous allons une fois de plus, passer ce CTP à valider des arrêtés d’ordre purement technique.

Nous vous avons plusieurs fois interpellé dans nos déclarations liminaires lors des précédents CTP, afin que des sujets aussi importants que l’indemnitaire et le statutaire soient abordés ici, sans que vous répondiez à nos attentes.

Il aura fallu un mouvement social, pour qu’enfin le ministre nous écoute et accorde d’une part, une discussion sur les fermetures sèches d’établissements ; et d’autre part, sur l’emploi, le statutaire et l’indemnitaire, un groupe de travail dès le mois de janvier 2011 qui concernera toutes les filières.

Nous déplorons votre manque d’écoute et trouvons ahurissant que la seule réponse que vous ayez apportée, vous Directeur de notre administration, soit des sanctions sur des jeunes agents qui, légitimement, veulent voir leurs conditions s’améliorer et tentent simplement de manifester leur droit de vivre avec un salaire digne.

Au quotidien, ces agents exercent leur métier dans des conditions de plus en plus difficiles, avec un manque chronique de moyens. Pensez-vous que les museler à coup de jours de suspension va arranger les choses ? Nous ne le pensons pas.

De même, à plusieurs reprises, nous vous avons interpellé afin de vous demander de faire le nécessaire pour que les arrêtés de changement d’échelon arrivent plus vite dans les établissements, mais en vain. Ainsi, un agent devra attendre entre 6 mois et un an, avant de pouvoir espérer être rémunéré au bon échelon. Cela n’est pas normal, et les agents ont raison d’être mécontents.

Les salaires, ainsi que les conditions de travail, ne sont plus du tout attractifs, et d’ailleurs, lorsqu’ils le peuvent, les agents partent bien volontiers vers d’autres horizons.

  • Ne devrions-nous pas en parler et changer les choses ?
  • Devons-nous accepter de voir fondre notre pouvoir d’achat ?

A l’heure où certains grands pays pensent à revaloriser les salaires afin de redonner du pouvoir d’achat et ainsi permettre aux gens de consommer, vous, vous décidez d’amputer celui de vos plus jeunes agents qui ne touchent qu’un bien maigre salaire dans une partie du territoire où le coût de la vie est particulièrement élevé, et ce, parce qu’ils ont osé manifester leur ras-le-bol.

Et bien nous, nous en avons assez de ce satané statut spécial complètement hors d’âge, avec des méthodes des plus totalitaires. Nous ne pensons pas qu’en agissant de la sorte vous montriez aux agents votre volonté de dialogue et le moindre geste de compassion dans le difficile exercice de leur mission.

Vous dirigez des hommes et des femmes, monsieur le Directeur. Il ne s’agit pas de robots à qui on dit « dégage » et « obéit ». Prenez conscience que ces hommes et ces femmes souffrent et veulent réellement que change leur quotidien.

Il nous paraît également important que nos futurs collègues ne viennent pas dans notre administration par dépit, mais en étant attiré par un métier valorisant, intéressant et correctement rémunéré.

Il est donc plus que nécessaire de se mettre autour d’une table et de réussir, tous ensemble, à améliorer le quotidien de tous.

Nous espérons sincèrement que les discussions à venir ne resteront pas stériles et apporteront un changement réel à tous ces agents qui l’attendent.

Paris, le 17 décembre 2010

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