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Déclaration liminaire à la CAP des CSIP du 22 juin 2010

jeudi 24 juin 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Déclaration liminaire à la CAP des CSIP du 22 juin 2010

Nous souhaitons aujourd’hui, à l’occasion de la CAP des Chefs de Service d’Insertion et de Probation, revenir sur quelques points qui
nous paraissent extrêmement inquiétants.

Tout d’abord, nous nous interrogeons sur la vision globale de l’encadrement des SPIP et le manque de projection de la DAP sur cette question. Moins d’une dizaine d’année après la création d’un
corps d’encadrement qui devait offrir une structuration hiérarchique de qualité, la réalité du terrain réduit à néant le modèle envisagé à
l’époque. En effet, le flou entretenu depuis le début sur la question
des responsabilités afférentes aux différents niveaux hiérarchiques a engendré une incohérence considérable dans les SPIP. Selon les
services, certains CSIP font effectivement fonction de DIP, voir d’adjoint du DSPIP, tandis que le rôle d’encadrant de proximité n’a
jamais eu la possibilité de se construire. Encore aujourd’hui, les incohérences demeurent. A ce mouvement, par exemple, un
poste offert positionne le CSIP en catégorie B, ce qui suppose une curieuse évolution de carrière pour les collègues qui proviennent de la catégorie A et qui demandent leur intégration. Nous nous
interrogeons donc sur la pertinence des choix qui sont opérés par l’administration en ce qui concerne l’encadrement, au vu de l’histoire récente qui nous démontre les limites de cette réflexion.

Par ailleurs, lors de la CAP précédente (octobre 2009), nous avions déjà formulé un certain nombre d’interrogations, qui restent encore sans réponse. La seule certitude qui persiste est celle que le Dipage massif et immédiat des CSIP n’est plus d’actualité. Reste qu’en dehors de cette certitude, nous nous interrogeons encore sur la volonté de la direction de l’administration pénitentiaire :

  • A quelle échéance se fera l’intégration totale des CSIP dans le corps des DPIP ?
  • Quel sera la proportion des intégrations par le biais de l’examen professionnel ?
  • Quels seront les critères de passage par l’examen professionnel ?
  • Quels seront les critères retenus pour la promotion au choix ?
  • A quel régime indemnitaire seront soumis les futurs DPIP ?

De plus, la DAP n’a pas encore précisé si elle enjoindrait le passage au statut de DPIP d’une obligation de mobilité. Nous considérons que cette obligation serait difficilement justifiable, et qu’elle serait bien avisée de rassurer les agents sur ce point.

Enfin, il nous paraît que les modalités proposées par la direction de l’administration pénitentiaire quant au passage dans le corps des DPIP sont génératrices de fortes inégalités. En effet, il est précisé, dans le dernier « mémo SPIP », que les CSIP exerçant des « fonctions d’encadrement à responsabilité » pourront prétendre à passer l’examen professionnel qui leur permettra de passer directement dans
le corps des DPIP. Les autres seraient sensés bénéficier de cette bascule au gré du tableau d’avancement, sur une période qui reste à déterminer. Or, la DAP explique elle-même que le Dipage des CSIP est justifié puisqu’ils sont, dans la réalité, sur les mêmes fonctions. Nous l’observons aussi régulièrement à cette CAP, puisque ce sont les
mêmes postes qui sont successivement proposés aux CSIP puis aux DIP. La DAP serait donc bien inspirée d’en tirer les conséquences afin d’organiser un mécanisme égalitaire permettant de mettre fin à cette incohérence dans les délais les plus brefs.

Les élus CAP, le 22 juin 2010

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