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Déclaration liminaire de la CGT Pénitentiaire au CTAP du 18 avril 2013

jeudi 18 avril 2013  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Monsieur le président,

Une fois n’est pas coutume, l’ordre du jour de ce comité technique proposé par l’administration est complètement en décalage avec la réalité des terrains et les attentes légitimes des professionnels. Une fois de plus, vous n’apportez que des réponses de façade et de circonstances à des problématiques de fond que vous continuez d’éluder.

On ne gère pas les établissements et les services avec des textes réglementaires mais avec des personnels formés et dont la compétence professionnelle est reconnue.

Nous constatons encore une fois que l’actualité pénitentiaire est marquée par un événement particulièrement brutal et dramatique, subi par les personnels Lillois.
Il est plus que jamais nécessaire de les entendre à l’occasion de débats de fond et ne pas commettre une nouvelle fois l’erreur d’avoir seulement une réaction de circonstance, récupérée par les tenants d’une conception archaïque du modèle pénitentiaire.
Les personnels sont les meilleurs experts de leur environnement professionnel, comme le démontre la situation dans cet établissement et bien d’autres d’ailleurs. Il est fort regrettable qu’il faille un nouvel événement sensationnel pour prendre des mesures que réclamaient les organisations syndicales depuis fort longtemps. Dans cette affaire, le silence de l’administration pénitentiaire en dit long sur la responsabilité qu’elle porte.
Sachez Monsieur le Président que la CGT pénitentiaire restera très vigilante sur les suites qui seront données et pour lesquelles les personnels n’ont en aucun cas à subir les conséquences.
La protection de l’ensemble des agents de Lille-Sequedin et leur accompagnement relèvent de votre responsabilité et doivent être votre priorité !

Les établissements et les services sont toujours surpeuplés, sous-dotés et les annonces de politique pénale peinent à se concrétiser. L’opacité est toujours de mise : nous attendons que vous donniez les chiffres, les rapports d’inspection, les réponses aux sollicitations des organisations syndicales... Le dialogue social exige la transparence et à défaut le respect !

Nous attendons donc, qu’à la suite des conclusions du rapport Lacambre, vous fassiez dès maintenant un geste dans le sens du dialogue social : nous vous remercions par avance de bien vouloir répondre enfin aux questions posées dans notre déclaration liminaire et les précédentes auxquelles vous n’avez toujours pas répondu.

Montreuil le 18 avril 2013

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