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Déclaration liminaire de la CGT en commission des adjoints administratifs du ministère de la justice

mercredi 7 juillet 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Syndicat National C.G.T. des Chancelleries & Services Judiciaires

Union Générale des Syndicat C.G.T. de la Pénitentiaire

Syndicat National C.G.T. de la Protection Judiciaire de la Jeunesse

DECLARATION LIMINAIRE en CAP DES ADJOINTS ADMINISTRATIFS DU 05 au 09 juillet 2010

Nous ne vous parlerons pas de l’annonce faite mardi 29 juin 2010 sur nos futures augmentations salariales, pour lesquelles nous ne pouvons que dénoncer l’aumône de 0,5 % que ce gouvernement anti-fonctionnaires vient de nous attribuer pour l’année 2010 et du gel de nos salaires pour l’année 2011, il est vrai que le coût de la vie ne saurait excéder 0,5 % pour cette année et les trois années à suivre.

Nous ne vous parlerons pas de la suppression de la délégation ministérielle aux personnes handicapés décidé par le Secrétaire Général sans qu’aucune raison valable ne soit donnée si ce n’est une volonté délibéré de refuser
l’intégration des personnes handicapées.

Nous ne vous parlerons pas de notre très grande inquiétude quand au non fonctionnement d’h@rmonie et les répercussions catastrophiques qui vont en découler pour nos prochaines CAP d’avancement.

Nous ne vous parlerons pas de l’annonce du Cabinet qui a “invalidé politiquement” le projet de vigiles dans les hébergements, ce qui en langage diplomatique est un lâchage de la DPJJ. Par cette décision le Cabinet a réaffirmé son soutien à la capacité des personnels éducatifs à faire leur travail et à contenir les jeunes qui sont confiés au service
publique de la PJJ.

Concernant plus particulièrement cette CAP, manifestement cela s’annonce très mal, 230 recours dont 223 uniquement pour la DSJ.
Nous avions indiqué notre opposition à la mise en place de cette nouvelle réforme de la notation pendant l’été 2009, alors que les entretiens avaient déjà été fait avec l’ancien système. Manifestement ce télescopage volontaire est la source première d’une grande partie des recours.

Comment peut-on dire à un fonctionnaire qu’on est obligé de lui baisser son appréciation de ”très bon” à ”bon” voir “moyen” sous le prétexte de quotas imposés par les conférences d’harmonisation des Cours d’Appel dirigé par des magistrats. Nous ne savions pas qu’il y avait des quotas pour les appréciations autres qu’excellentes, vive le retour de la péréquation.

Comment un Directeur de Greffe peut il indiquer à un fonctionnaire qu’il refuse son recours gracieux sans lui donner d’explications ?

Comment peut on supprimer toute possibilité d’avancement à un fonctionnaire en lui mettant une évaluation globale à “bon” ou “moyen” sans aucune explication si ce n’est de dire “c’est pas moi c’est la conférence d’harmonisation” ?

De plus comment allez-vous expliquer aux fonctionnaires des Services judiciaires que même si la C.A.P. émet un avis favorable confirmé par l’administration Mesdames et Messieurs les Chefs de Cour sont les décideurs et ne tiendront pas compte des avis et décisions rendues alors que pour les collègues travaillant à la Protection Judiciaire de la Jeunesse aucun directeur ne remet en cause les décisions rendues ?

Manifestement la fusion n’est toujours pas d’actualité pour certains sujets. Il est vrai que retirer du pouvoir à certains petits potentats locaux doit être difficile.
Pour l’Administration Pénitentiaire l’harmonisation ne s’étend pas plus à l’évaluation (nouvelle procédure) qu’à la notation maintenue, le statut spécial faisant loi.
Pour la Protection Judiciaire de la Jeunesse nous nous étonnons qu’aucun recours au titre de 2009 ne nous soit donné à examiner, tous les collègues seraient-ils heureux ?

LES ELUS C.G.T.

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