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Déclaration liminaire élus CAP des CIP du 27/10/10

vendredi 5 novembre 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Déclaration liminaire élus CAP des CIP du 27/10/10

Madame la présidente, mesdames et messieurs,

Vous n’ignorez pas que le contexte dans lequel se tient cette commission administrative paritaire est très inquiétant.

Tout d’abord, le mouvement social d’une ampleur extrêmement importante témoigne d’un refus clairement ancré de voir le gouvernement aboutir à ce projet de régression sociale qu’est la réforme des retraites. Les personnels pénitentiaires, directement concernés, et pour la plupart privés du droit de grève, prennent toute leur place dans ces manifestations. Et pour cause, vous comprendrez sans mal que les travailleurs sociaux estiment que l’obligation pour bon nombre d’entre eux d’assumer leurs missions jusqu’à 67 ans est une ineptie.

Par ailleurs, les annonces budgétaires – qui prévoient des recrutements aussi minces que les besoins sont énormes – attisent l’inquiétude et la colère des collègues que nous représentons. Les conséquences sur les conditions de travail, sur la qualité du service public, sur la mobilité sont extrêmement graves, et compromettraient toute perspective ambitieuse pour les SPIP dans les années à venir. A ce titre, la CGT a appelé les personnels à mettre en oeuvre toutes les actions à même de faire corriger le tir à la veille des discussions parlementaires. En tout état de cause, il faudra que la direction de l’administration pénitentiaire tire les conclusions du budget qui sera finalement adopté. Il est hors de question de demander aux personnels d’assumer les conséquences d’une politique qui les étouffe sous les nouvelles missions et une charge de travail en constante augmentation, sans leur donner les moyens nécessaires.

Par ailleurs, les représentants de la CGT Pénitentiaire en CTPSE, en CTPAP, nos secrétaires nationaux, n’ont eu de cesse de solliciter l’administration pénitentiaire sur des questions aussi importante que l’absence de perspective offertes aux assistants de service social attachés à leur statut. Nous attendons aujourd’hui des engagements fermes, sur cette question comme sur les points suivants :

L’administration entend-elle permettre aux CIP 14 de participer à la prochaine CAP de mobilité, comme ça avait été le cas pour la promotion précédente ?

En ce qui concerne la disparition de la pré-affectation, nous attendons de l’administration qu’elle se conforme à ses engagements. La CGT a transmis à ce sujet un courrier resté sans réponse, alors que les enjeux sont conséquents. L’objectif doit être de corriger l’erreur que constitue la pré-affectation afin d’offrir, dès la CIP 16, un dispositif de formation plus satisfaisant. Cet objectif doit s’accompagner d’un travail sur l’obtention d’un diplôme d’état.

Concernant la cartographie des SPIP, c’est peu dire que les informations sont contradictoires en fonction des interlocuteurs. Le ministère indique tout et son contraire, le DAP prétend n’avoir aucune consigne en la matière, mais localement certains DI et DSPIP claironnent que toutes les « petites » antennes vont fermer, à commencer par celles dont l’arbitrage ministériel avait conclu à la nécessité du maintien. Il serait temps d’y voir plus clair, même si cela demande d’abandonner la tradition bien ancrée du double langage et de limiter les fantaisies de certaines directions locales. En tout état de cause, il est aussi essentiel de renforcer les équipes des services qui, parce qu’elles étaient menacées de fermeture, n’avaient pas été pourvues lors de la dernière CAP. Là aussi, un courrier avait été adressé au DAP, là aussi sans réponse.

Enfin, nous tenons à porter à votre attention la situation particulièrement sensible des collègues de Loos/Sequedin. La CAP de juin dernier avait offert des postes pour l’ouverture d’Annoeullin, un mois avant que la fermeture de Loos soit annoncée. Ce manque d’anticipation est une erreur fondamentale qui rend la situation des collègues de Loos/Sequedin extrêmement problématique. La responsabilité de l’administration pénitentiaire et du ministère est donc engagée quand à la gestion de cette fermeture. Or, c’est peu dire que le dialogue mis en place au niveau local n’est pas satisfaisant : informations incomplètes ou contradictoires, refus de discuter des propositions des syndicats, aucune lisibilité sur le calendrier et les échéances à venir. Cette situation est inacceptable pour les personnels, et peu rassurante pour les futures fermetures. C’est pourquoi nous demandons à ce que les conclusions du groupe de travail, et toutes les autres propositions, soient étudiées et discutées dans le cadre d’une réunion nationale. Ces échanges devront aboutir à la définition d’un cadre clair et transparent, respectueux des situations individuelles des agents. Pour l’heure, nous demandons aujourd’hui un engagement précis sur la tenue de cette réunion de concertation dans un délai d’un mois, sur la méthode employée et sur le calendrier.

Les élus CAP, le 29 octobre 2010

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