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Dialogue social : Quand l’essentiel se règle Sans nous !

lundi 6 juin 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Que n’avons-nous pas entendu ces derniers temps sur l’absence voir le refus de dialogue social de la part de la CGT. Cette question est très relayée médiatiquement. Le MEDEF nous traite de terroristes, etc.

Pierre GATTAZ ne manque pas de souffle ! En effet, d’ici fin 2017, ce ne seront pas moins de 107,5 milliards d’argent public [65,2 milliards au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et 42,3 milliards liés au pacte de responsabilité] qui auront été alloués aux entreprises. En contrepartie, le patron du Medef avait promis 1 million d’emplois ; pour ce faire, ce dernier avait fait fabriquer (en République Tchèque), et afficher fièrement devant la presse, un pin’s gravé « 1 millions d’emplois »….. Où sont donc ces 1 millions d’emplois ? …. En tout cas, pour le contribuable, cela fait cher le pin’s !....

Parallèlement, certains candidats de droite à l’élection présidentielle se gargarisent de faire économiser 7 milliards en supprimant 300.000 emplois de fonctionnaires…. De qui se moque-t-on ?

Et il faudrait que la CGT accepte tout sans rien dire et vienne discuter sur les seules propositions que formulent le gouvernement et le patronat.

Pour la CGT, ce n’est pas au nombre de réunions organisées que se mesure le dialogue social mais sur les marges de manœuvre possibles dans ces discussions. Si la question est : « venez, ma porte est toujours ouverte mais nous ne cèderons sur rien ! », ce n’est pas à proprement parlé du dialogue mais bel et bien de l’autoritarisme !

Dans tous les secteurs, personne n’y échappe, l’état des lieux est identique. Dans l’administration pénitentiaire, une nouvelle fois, nous constatons que l’administration nous fait crouler sous un nombre important de réunions sans grande portée. Toutes celles qui le sont, porteuses de sujets essentiels, ne font parfois pas l’ombre d’un début de discussion !

C’est ainsi que nous apprenons par indiscrétion que plusieurs sujets de taille sont mis en œuvre derrière notre dos, tels :

-  Un projet de décret sur la fidélisation des surveillants, listant les villes primées, serait déjà écrit alors même que cette question devait faire l’objet de nouvelles négociations ;

-  Des arbitrages seraient en cours concernant le statut des officiers sans que nous ayons notre mot à dire au préalable sur l’ensemble de la filière surveillance et ses métiers ;

-  100 millions d’euros ont été octroyés pour l’ENAP (nouvelle école ? Extension de l’actuelle ENAP ?) sans qu’aucune discussion ne soit entreprise ;
-  Même chose concernant la gratuité du repas des élèves où un projet déjà ficelé passerait au conseil d’administration de l’ENAP le 30 juin sans qu’il y ait eu une concertation pourtant demandée par le Président même du CA !

-  Aucun arbitrage clair sur les points indemnitaires et statutaires du relevé de conclusions n’aboutis.

Bref tout est fait pour démontrer que dès qu’il s’agit de questions importantes où les aspects financiers sont prégnants, l’administration ne concerte surtout pas ! Ça donne vraiment envie de contractualiser avec ce gouvernement. Qu’il ne s’étonne pas alors de notre frilosité à nous engager si c’est pour être « floué » !

Si le ministre souhaite réellement aboutir lors d’un séminaire en juillet, il va falloir qu’il change le cap pris par ses services qui jouent un jeu contreproductif !

La CGT prévient tout le monde, elle n’ira pas dans une grande messe sans lendemain où toutes les questions financières qui devraient accompagnées les axes métiers choisis, notamment concernant les questions de revalorisation des carrières, seraient déjà arbitrées derrière notre dos !

Montreuil, le 6 juin 2016

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