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ELECTIONS PROFESSIONNELLES : Nous courons à la catastrophe !

mercredi 12 octobre 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

FIN DE LA MAGOUILLE

L’occulte usine de vote par correspondance ouverte pour les élections professionnelles par l’UFAP-UNSA en région parisienne et à Marseille, a enfin été démantelée par l’administration pénitentiaire. Suite à l’intervention de la CGT auprès du Ministère de la Fonction publique, l’administration centrale a été contrainte de mettre officiellement un terme à ces pratiques. Une note de service informe les cadres de l’AP de ne pas renvoyer les documents à la boîte postale.
Sauf que l’administration pénitentiaire avait été saisie depuis une dizaine de jours par des directeurs de notre administration sur l’illégalité de ces pratiques et du document, et qu’elle n’avait rien fait. Dans un premier temps, elle avait même essayé de justifier cette grossière manipulation pour couvrir l’UFAP, son interlocuteur privilégié incontestable. Quoiqu’il en soit, la CGT Pénitentiaire insiste auprès des militants, responsables syndicaux locaux et régionaux, et des personnels, afin qu’ils vérifient que la note de service soit respectée sur l’ensemble du territoire français. La CGT Pénitentiaire se félicite que, grâce à son action, la démocratie soit respectée et que le vote des agents ne leur soit pas confisqué par une organisation syndicale irrespectueuse de la voix des personnels, pour mieux servir celle de ses maîtres. Il est totalement inacceptable que ce syndicat puisse ainsi trahir la confiance des personnels - particulièrement les plus vulnérables et les moins informés, à savoir les collègues stagiaires - en les dupant de cette façon !

VERS UN FIASCO INEXCUSABLE ?

Aujourd’hui, alors que la date limite de réception du matériel de vote était fixée au 12 octobre, quasiment aucun service du ministère de la justice n’a été approvisionné. Fidèle à elle-même, l’administration n’est en réalité pas en capacité de respecter le calendrier qu’elle s’était fixé, alors qu’elle nous soutient le contraire depuis plusieurs semaines. Cela signifie que le retard pris compromet la participation aux élections pour nombres d’agents, ce qui nous n’accepterons jamais.

Les informations que nous avons nous amènent à penser que l’organisation des élections professionnelles au sein du ministère de la justice est au-delà du catastrophique ! L’UGFF – CGT (Union générale des fédérations de fonctionnaires) est en contact direct avec le cabinet du ministre de la Fonction publique pour mesurer l’étendue des dégâts, et tenter de trouver des solutions d’urgence, si c’est encore faisable.

Dans l’ensemble de la fonction publique d’Etat et de la fonction publique hospitalière, nous sommes les seuls dans cette situation délirante ! Le secrétariat général et toutes les directions du ministère font la démonstration de leur remarquable nullité. Alors qu’on nous rabâche à longueur d’années notre devoir d’exemplarité, nos obligations du statut spécial, notre devoir d’appliquer des politiques que nous désapprouvons, voilà que notre haute hiérarchie est la honte de la fonction publique !

Nous n’accepterons pas que des personnels soient privés de leur droit de vote à cause de cette incompétence. La CGT se mobilise à tous les niveaux pour mettre fin à ce fiasco dont l’administration est seule responsable.

Montreuil, le 12 octobre 2011

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