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Entre l’auxi et le surveillant : les officiers ont choisi !

mardi 16 août 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Ce vendredi 12 août 2016 au CD n’est pas un vendredi comme les autres. Les
collègues du magasin ayant anticipé le lundi férié, la distribution des cantines
« produits frais » se fera donc ce jour.

Le surveillant ayant pour mission de distribuer les cantines du bâtiment C se réfère
donc au planning des auxiliaires d’étage et selon ce dernier c’est à l’auxiliaire du C2
que revient cette tâche. Mais il y a un problème, l’auxiliaire est en cours de
musique…
Le surveillant se rend donc dans la salle de musique afin de lui demander
de venir pour effectuer son travail. C’est un refus catégorique qu’il reçoit. Il revient
donc en bâtiment pour tenter avec ceux des autres étages mais ils refusent également
avec comme argument le planning des auxiliaires. Seconde tentative de notre
collègue auprès de l’auxi/musicien mais celui ci refuse de nouveau et lui propose de
revenir deux heures plus tard lorsque son cours sera terminé…

Le problème est qu’il s’agit de produits frais et que le magasin ferme ses portes dans
la demi heure suivante. Le collègue décide donc de ne pas laisser les cantines de
produits frais dans la chaleur estivale de l’étage en attendant que notre musicien ait
joué sa dernière note !

Il est donc contraint de demander au magasin de remettre les cantines au frais et
rédige un compte rendu d’incident à l’encontre de l’auxiliaire qui a refusé de faire son
travail.

Une heure trente plus tard, l’auxiliaire est de retour à l’étage. Mais non content de
faire l’objet d’un compte rendu d’incident et persuadé d’être dans son bon droit, il
demande à être reçu par un chef. C’est un officier (lieutenant) qui le reçoit. Et c’est
avec la seule version du détenu que l’officier lui explique que le CRI sera annulé et
ordonne que les cantines soient distribuées sur le champ.

Mais comme le fait de désavouer ouvertement le travail et la prise de décision du
collègue face au détenu ne suffit pas, c’est un autre officier (Capitaine celui ci) qui
ordonne au premier surveillant de détention d’adresser une demande d’explication au
surveillant qui n’a pas (pu) faire son travail !!!!

Résumons : l’auxi/musicien peut travailler lorsque cela le chante, le surveillant
doit patienter gentiment qu’il daigne venir exercer une tache inscrite au planning
des auxis et s’il prend l’initiative de rédiger un CRI pour travail non fait à
l’encontre de l’auxi c’est finalement lui qui est sanctionné !!!

Nos chers officiers ne mettent déjà plus beaucoup les pieds en détention mais
lorsqu’ils se mêlent des problèmes inhérents à celle ci, leur courage les pousse à
sanctionner un collègue qui fait son travail plutôt qu’un auxiliaire qui refuse de faire
le sien…

Madame la Lieutenant, Monsieur le Capitaine, le bleu que vous portez est il plus
proche de celui que nous, surveillants, arborons ou bien de celui de la veste de
l’auxi ?

Madame la Directrice du CD Nantes, vous avez décidé de suspendre cette demande
d’explication pour complément d’informations mais nous vous demandons de lever
toute sanction à l’égard de notre collègue et de nous éclairer sur les contrats de travail
liant un détenu à l’administration pénitentiaire afin que ce genre d’ambiguïté ne soit
plus possible.

Le bureau local CGT.

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