Accueil > Communiqués > Nationaux > Extractions Judiciaires : Charte des temps… Réglementation

Extractions Judiciaires :
Charte des temps… Réglementation exigée !!!

mercredi 26 septembre 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Le 17 septembre lors du dernier CTAP, un projet de charte des temps scandaleux nous était présenté.

Le seul objectif était d’introduire en force la flexibilité des personnels, au détriment de leurs rythmes de travail et de leur vie privée.
La CGT Pénitentiaire et l’ensemble des organisations professionnelles présentes ont donc voté contre ce projet de charte des temps. Le directeur de l’administration pénitentiaire, devant notre rejet, nous a fait savoir en maniant la menace et la culpabilisation que, si l’administration pénitentiaire ne démontrait pas que les choses s’organisent autour des PREJ, cette mission pourrait retourner vers le ministère de l’intérieur ! Ce discours qui consiste à rendre les personnels responsables de l’incompétence de l’administration est inadmissible quand on sait les conditions de travail des personnels et leur épuisement professionnel.

Les nouvelles règles du dialogue social imposaient à l’AP de revoir sa copie, de prendre en compte les observations et de la présenter modifiée aux OS lors d’un CTAP. Compte tenu des enjeux, on pouvait aussi être en droit d’attendre l’ouverture de véritables concertations entre les acteurs concernés.
Au lieu de cela, l’AP a renvoyé au 4 octobre 2012 la nouvelle présentation du texte, auquel elle n’a pas touché une seule virgule ! En instaurant un dialogue social de sourd par pur formalisme, l’administration pourra une fois de plus présenter « patte blanche ».

La CGT Pénitentiaire réaffirme que cette charte des temps ouvre la porte à la flexibilité à outrance. Pour preuve, il est écrit qu’un agent qui n’a pas de mission à accomplir peu rentrer chez lui au bout de six heures. Bien évidemment, on ne lui comptabilisera que ces six heures sur une journée entière ! Il est hors de question que les agents affecté dans ces PREJ soient payés à la tâche !

Mise à part le nombre d’emplois actuels (437) insuffisant pour mener à bien cette mission, ce que la CGT Pénitentiaire dénonce depuis fort longtemps, l’administration affirme son refus total de discuter dans le cadre légal en vigueur.
L’AP nous rétorque qu’elle n’est pas mandatée pour modifier le cadre légal de la circulaire d’application de décembre 2001 sur l’ARTT, car cela ne fait pas parti de ses orientations. L’administration continue donc ses expérimentations hors des règles fixées par la loi et les règlements comme elle l’a déjà fait avec la boule dynamique. Inacceptable !!!

La CGT Pénitentiaire demande à ce que soit rajouté au dossier du prochain CTAP le relevé de conclusions de cette réunion.
Pour la CGT Pénitentiaire il est clair, que comme dans d’autres professions, nous assistons au retour du temps où les travailleurs étaient taillables et corvéables à merci.
Le gouvernement actuel prône le changement : qu’il commence par mettre un terme à ce dialogue social autoritaire !!!


La cocotte minutes est en ébullition, les personnels en ont marre. La CGT Pénitentiaire prendra ses responsabilités très rapidement et exige de l’administration d’assumer les siennes !!!

Montreuil le 26 septembre 2012

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page