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Extractions judiciaires : Chartes des temps, une flexibilité à outrance...

vendredi 2 mars 2012  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Depuis septembre 2011, le transfert des missions d’extractions judiciaires dans l’Administration Pénitentiaire a été mis en place dans certaines régions.

Le bilan est déplorable. La CGT Pénitentiaire ne cesse de dénoncer ce transfert de missions effectué sans moyens suffisants et sans formation adéquate pour les personnels.

Malgré les difficultés importantes rencontrées sur le terrain, l’administration pénitentiaire persiste à étendre ce transfert de missions. Malheureusement, ceux sont encore les agents affectés dans les pôles régionaux d’extraction judiciaire (PREJ) qui paient lourdement les arrangements de complaisance entre le gouvernement, le ministère de l’intérieur et celui de la Justice.

En effet, le seuil des 108 heures supplémentaires trimestrielles règlementaires est dépassé de façon quasi systématique, le refus de départ en congés pour manque de personnels devient de plus en plus fréquent et les agents ne bénéficient pas toujours d’une pause méridienne lorsqu’ils sont en mission d’extraction.

Ainsi, les conditions de travail sont plus que dégradées et ne répondent pas à la Loi. En effet, on assiste à l’introduction de la flexibilité totale du temps de travail des agents des PREJ en dehors de toute légalité. Pour la CGT c’est inadmissible et scandaleux ! Dans les conditions actuelles de travail, il est impossible aux collègues des PREJ d’accomplir ces missions sereinement, efficacement et en toute sécurité.

Hier, un groupe de travail s’est tenu à la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) sur la charte des temps des personnels des PREJ.

La CGT Pénitentiaire s’est fortement opposée :

à la dérèglementation du temps de travail pour les personnels de PREJ. La CGT Pénitentiaire exige que le temps de travail des agents soit conforme à la circulaire de 2001 (RTT).

au fait que les agents puissent être renvoyés chez eux par leur chef de service si ce dernier estime qu’ils n’ont plus de missions à effectuer. Ainsi l’administration fera des économies sur le dos des personnels car l’agent ne sera pas rémunéré sur sa journée de travail prévue (7h10) mais sur un minimum de 4 heures uniquement. Pour la CGT Pénitentiaire c’est inacceptable, nous ne cautionnerons jamais cette flexibilité à outrance des personnels !

Ensuite, concernant la gestion des plannings, la CGT Pénitentiaire relève deux contradictions dans le document de travail. Effectivement, il est noté d’une part que : « le planning du service est communiqué aux agents 8 jours à l’avance » et d’autre part, il est stipulé que : « le chef de service déterminera quotidiennement les besoins d’agents en régime matin et après-midi ». Ceci est inacceptable et démontre combien la vie privée des agents ne sera pas respectée.

La CGT Pénitentiaire refusera toute dérèglementation, toute flexibilité dans le travail des personnels. Elle barrera la route au mépris que l’administration affiche à l’égard des personnels.

La CGT pénitentiaire exige le respect des agents tant dans leur travail que dans leur vie, le respect de la Loi, le respect de leur travail et de leurs missions.

Montreuil, le 02 Mars 2012

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