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FERMETURE D’ANTENNES SPIP : MAINTENIR LA PRESSION DANS L’ATTENTE D’UNE DÉCISION

vendredi 12 mars 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

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Hier, le 11 mars 2010, les organisations syndicales (CGT, SNEPAP, CFDT) ont été reçues par le directeur de l’Administration Pénitentiaire. Cette rencontre faisait suite à l’audience que nous
avions eue avec le cabinet du Garde des Sceaux.

Nous avons rappelé la regrettable méthode employée par
l’administration à ce sujet, l’absolue incongruité de vouloir entériner des décisions de fermeture alors qu’on annonce une réflexion globale sur la cartographie des SPIP et la fermeture d’une soixantaine de prisons, ainsi que la nécessité d’engager le dialogue sur l’ensemble des antennes concernées.

Sur ce dernier point, le DAP n’a pas refusé la discussion, et nous avons donc pu aborder, en plus de la première liste de 6, les autres sites concernés. Cependant, l’administration a adopté une attitude de défense systématique des décisions de fermetures, faisant preuve d’une imagination fertile et d’une gymnastique intellectuelle remarquable pour rechercher le moindre argument permettant d’aller dans ce sens.

Néanmoins, à aucun moment le DAP ne s’est engagé sur une quelconque décision. Il a indiqué que son mandat se bornait à entendre les organisations syndicales et à réévaluer les situations en fonction des éléments transmis. Il indique qu’il fera part de ces éléments à la chancellerie, qui prendra les décisions finales rapidement (avant la fin du mois).

Nous avons aussi abordé la question des incidences sur la mobilité, et demandé qu’une réunion se tienne rapidement pour définir les conséquences des éventuelles fermetures pour les agents. Pour la CGT comme pour les autres organisations, ces fermetures étant particulièrement lourdes de conséquences, il importe que les dispositions les plus favorables aux agents soient retenues. Il serait d’ailleurs incompréhensible que les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire bénéficient d’un régime moindre que celui des services judicaires ou de la PJJ.

Nous attendons donc que ce jeu de ping-pong prenne fin. La CGT avait déjà fourni ses observations au cabinet de la Garde des Sceaux. Dans ce courrier, nous expliquions qu’il était particulièrement insupportable de constater que sur les terrains, loin de l’attitude d’ouverture esquissée par le ministère, les informations qui parvenaient aux collègues laissaient peu de place à l’incertitude et au dialogue. Le cabinet nous a répondu qu’aucune restructuration ne serait imposée avant la fin de nos échanges, et qu’il souhaitait nous recevoir de nouveau après notre entretien avec le DAP. C’est donc ce que nous demandons aujourd’hui.

Les réactions des terrains, le rapport de force engagé par nos militants, la manifestation du 9 mars, sont autant d’éléments qui ont permis de faire bouger les lignes d’une administration qui considérait jusqu’alors pouvoir jouer sa funeste partition sans fausse note. Il est donc
nécessaire de maintenir la pression pour pouvoir faire infléchir la
politique de destruction du service public !

Montreuil, le 12 mars 2010

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