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Faire plus avec moins. Une étrange équation !

jeudi 8 juillet 2010  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Faire plus avec moins !

Décidée sans aucune concertation en 2007, la première vague de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) n’est pas encore terminée qu’une nouvelle est déjà lancée.

Les 150 mesures de la RGPP 2, détaillées dans le 4ème rapport d’étape du conseil de modernisation des politiques publiques, sont la suite d’un vaste chantier de privatisation des services publics.

La rigueur, qui nous est imposée par nos gouvernants si irréprochables, permettrait de ramener le déficit public de 8% à 6% en 2011. Sur 40 milliards d’euros d’économies, la moitié proviendra de la réduction des dépenses publiques.
En plus des suppressions de postes de fonctionnaires, des gels de salaires, et de la volonté de réformer le régime des retraites, chaque ministère se verra ponctionner des moyens et subira de nouvelles coupes budgétaires pourtant déjà très nombreuses depuis plusieurs années.

C’est ainsi que l’administration pénitentiaire ne peut plus supporter les coûts des très nombreuses heures supplémentaires effectuées par les personnels.

La RGPP 2 est clairement mise en place pour contribuer au redressement des finances publiques bien entamées par les exonérations multiples et les nombreux cadeaux fiscaux.
Il s’agit bien d’une réforme comptable qui ne vise en aucun cas l’amélioration de la qualité du service public.
Pour exemple dans l’administration pénitentiaire :

Les mesures proposées sont entre autres :

  • Multiplication des bracelets électroniques d’ici à 2012 pour atteindre 11000 placements (5500 placements aujourd’hui) ;
  • Remplacement de la présence humaine par des systèmes de vidéosurveillance dans la plupart des miradors (on compte aujourd’hui 250 miradors) ;
  • Développement de la modernisation du fonctionnement des greffes pénitentiaires avec une méthode systématique d’analyse des processus ;

Cette soit disant modernisation du système pénitentiaire permet surtout de remplacer les personnels par de la technologie pour économiser sur la masse salariale et alimenter l’industrie privée de la sécurité pourtant déjà très florissante.

La CGT pénitentiaire n’accepte pas cette politique de la terre brûlée, qui accélère la casse du service public et détériore notre environnement professionnel.

La CGT pénitentiaire revendique d’autres choix où la technologie reste au service du personnel pour une amélioration des conditions de travail, de la qualité du service public, de l’accomplissement des missions de sécurité, de réinsertion et de préparation à la sortie.

Pour cela, le budget 2011 doit prévoir un important déploiement d’emplois, de moyens pour des revalorisations statutaires et salariales. La CGT pénitentiaire invite, tous les personnels désireux d’améliorer leurs conditions, à signer la pétition adressée à la ministre de la justice (en ligne sur le site CGT pénitentiaire).

La relance de l’économie ne passera que par une relance de l’emploi.

Montreuil, le 8 juillet 2010.

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