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Fermeture de maisons centrales

lundi 27 juin 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Fermeture de maisons centrales

La CGT Pénitentiaire condamne le projet de fermeture de certains établissements pénitentiaires et notamment celui de deux maisons centrales, Ensisheim et Poissy. Cette décision engendre des conséquences désastreuses sur la vie familiale des personnels, des différents intervenants et des détenus.

La CGT Pénitentiaire met en garde l’administration sur cette décision de fermetures, car cela aura des répercussions certaines sur les conditions de vie des familles des agents et des intervenants. Les conséquences morales et financières ne doivent pas être négligées. Si les établissements recensés nécessitent des travaux, la fermeture brutale n’est pas une alternative acceptable pour les personnels dont la qualité de vie familiale sera encore dégradée avec :

  • Une perte d’emploi possible pour les conjoints et conjointes ;
  • Aucune garantie de retrouver un emploi prés du futur site ;
  • Une déscolarisation pour les enfants ;
  • Un déménagement possible ou un allongement du trajet domicile travail.

Alors que l’administration pénitentiaire ne cesse de nous rappeler que le maintien des liens familiaux constitue un principe fondamental d’ailleurs rappelé dans la loi pénitentiaire, la fermeture d’un établissement engendre aussi pour les familles de détenus des incidences dramatiques. Les personnes incarcérées dans une maison centrale effectuent de longues peines, aussi la fréquence des parloirs familles contribue au bon déroulement de la peine de prison.

Réduire le nombre de centrales suppose une réorientation de la population pénale soit dans d’autres régions ou dans des établissements moins adaptés où certains quartiers spécifiques leur seraient destinés.

Au vu des différents points évoqués, la CGT Pénitentiaire demande à l’administration pénitentiaire de revoir sa décision, ceci dans le but de préserver les conditions de vie et de travail de toutes les personnes concernées ainsi que les liens familiaux.

L’exécution des longues peines est déjà source de difficultés multiples au quotidien. Sans réelle valeur ajoutée, la fermeture des Maisons Centrales n’est ni judicieuse ni pertinente et ne fera qu’accroitre la souffrance et la pénibilité supportées par les professionnels, les intervenants et les familles des condamnés concernés.

Montreuil, le 27 juin 2011

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