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Fermeture des miradors : Déjà 150 emplois supprimés !

mercredi 13 avril 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Fermeture des miradors : Déjà 150 emplois supprimés !

Le gouvernement agit de façon complètement illogique dans la mise en place de sa politique pénale. En effet, depuis des années, il amplifie le champ de pénalisation jusqu’à proposer de nouveaux délits et multiplie les lois sécuritaires.

Conséquences de cette surenchère : l’augmentation des incarcérations et de prise en charge des personnes placées sous main de justice. Aujourd’hui, cet Etat qui a su et sait toujours créer un inflationnisme sécuritaire supprime des postes de sécurité dans les prisons, tels certains miradors.

Aujourd’hui donc, RGPP oblige, les miradors ne seraient absolument plus utiles à la sécurisation des établissements. On nous aurait menti ? Il ne faudra pas que les responsables politiques s’étonnent de l’augmentation des évasions dans les mois à venir !

Pourtant, l’administration pénitentiaire, a toujours insisté et rappelé l’importance de la présence humaine dans les miradors en imposant des fiches de postes très strictes (3 h maximum de miradors par agents, interdiction de lire, d’écouter la radio, de s’assoupir). De nombreux personnels auraient-ils donc été sanctionnés abusivement pour manque de vigilance dans les miradors, après des quantités d’heures supplémentaires obligatoires ?

La CGT pénitentiaire constate aussi amèrement que les organisations syndicales n’ont pas été associées à ce funeste projet de suppressions des miradors… le dialogue social n’existe pas !

Et pour cause : la suppression des miradors n’est plus à discuter puisque les emplois correspondants au maintien de ceux-ci ont déjà, en partie, été supprimé du budget 2011.
D’ores et déjà, 150 emplois de surveillants ont été supprimés en 2011. Sachant qu’il faut 5.12 agents pour tenir un poste de mirador 24h/24, l’administration se doit, cette année, de fermer 29 miradors. Il en sera de même pour les années 2012 et 2013, puisque l’Etat envisage de supprimer aussi pour chacune de ces années 150 emplois de surveillants.

Alors même que le ministère connait le manque actuel de 2000 personnels de surveillance sur toutes les prisons du territoire, il n’aura même pas eu la décence de redéployer les emplois dégagés par la suppression des miradors pour renforcer les effectifs dans les établissements pénitentiaires.

La CGT pénitentiaire dénonce activement ces suppressions d’emploi, cette gestion illogique, démagogique et irresponsable.

Montreuil, le 12 avril 2011

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