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Fermeture des miradors :
Un mépris total des personnels

mardi 6 décembre 2011  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel
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Document de l’Administration

Depuis des années, le gouvernement amplifie le champ de pénalisation jusqu’à proposer de nouveaux délits et multiplie les lois sécuritaires.

Conséquences de cette surenchère : l’augmentation des incarcérations et de prises en charge des personnes placées sous main de justice.

Aujourd’hui, cet État, qui a su et qui sait toujours créer un inflationnisme sécuritaire, supprime des postes de sécurité dans les prisons, tels certains miradors.

La CGT pénitentiaire constate amèrement que les organisations syndicales n’ont pas été associées à ce funeste projet de suppressions des miradors, … le dialogue social n’existe pas !

L’administration Pénitentiaire nous annonce, à 6 jours de la CAP de mobilité pour les personnels de surveillance, la fermeture des tiroirs des premiers établissements concernés par des fermetures de miradors à savoir le CD de Melun, la MA de Bonneville, le CD de Mauzac, la MC de St Martin de Ré, le CP d’Avignon Le Pontet, le CP de Toulouse-Seysses, le QCD de Nantes, la MA de Rouen et le CP de Metz.


Cela signifie concrètement que, pour la liste des établissements précitée, tous les personnels mutés ne seront pas remplacés lors de cette mobilité.

Pour cette première vague où les fermetures vont s’étendre sur la période de décembre 2011 à février 2012, l’administration supprime des organigrammes de référence, 41.87 emplois à temps plein (ETP).


Au total sur 2011, 2012 et 2013, il y aura une suppression de 156 ETP. En effet, 3 vagues sont prévues avec des fermetures totales de 29 miradors et partielles de 19 miradors sur 250 miradors actuellement.

Alors même que le ministère connaît le manque actuel de 2000 personnels de surveillance sur toutes les prisons du territoire (3.239.972 heures supplémentaires payées en 2010, soit une augmentation de 7.06 % par rapport à 2009), il n’a même pas la décence de redéployer les emplois dégagés par la suppression des miradors pour renforcer les effectifs dans les établissements pénitentiaires.

La CGT pénitentiaire dénonce activement ces suppressions d’emplois, cette gestion illogique, démagogique et irresponsable.

La CGT pénitentiaire appelle les syndicats locaux à s’organiser afin de riposter au plus vite.

Ce mépris total des personnels pénitentiaires n’est plus tolérable, la coupe est pleine, nous ne pouvons plus subir de nouvelles dégradations des conditions de travail.

Montreuil, le 06 décembre 2011

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