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Heures négatives pour les stagiaires !!!!!

jeudi 10 mars 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Il n’est plus à démontrer l’imagination dont fait preuve notre administration pour économiser de l’argent sur le dos de son personnel. « Saigner » les agents titulaires « aux quatre veines » ne suffit plus, pourquoi ne pas le faire aux élèves ? C’est sûrement ce que pense certains de nos hauts fonctionnaires.

Pour preuve, des surveillants stagiaires nouvellement affectés en établissements, se retrouvent avec des « dettes » envers l’administration, cela avant même d’avoir pris leur premier service. Des « dettes » sous forme d’heures négatives, allant parfois jusqu’à près de 100 heures. Comment une telle situation est possible ? On est en droit de s’interroger.

La distinction entre un élève en apprentissage et un stagiaire affecté au sein d’un établissement doit rester de mise. Un élève reçoit une formation afin d’être opérationnel à la fin de son cycle. Ce temps se traduit par un nombre d’heures reparties entre des stages en établissements et des périodes à l’ENAP. Si le planning pour cette dernière est sensiblement le même pour tous, il n’en va pas de même pour la « découverte du terrain » dans nos « belles » prisons françaises. Les heures négatives dont on parle, viennent incontestablement de ces stages en établissement. Certains ne permettent pas aux élèves sous leur responsabilité de s’imprégner de la vie carcérale. Ce n’est pas en laissant l’agent en formation chez lui, qu’il sera en mesure d’apprendre les gestes indispensables au bon déroulement de sa carrière. Comment des établissements, y compris parisiens soumis aux heures supplémentaires, peuvent-ils être irresponsables à ce point ? Souhaitent-ils offrir un présent à l’établissement d’affectation, sous forme d’un bon cadeau « heures négatives » ? Heures négatives que celui-ci pourra utiliser à son bon vouloir, rendant ainsi « le petit nouveau » corvéable à merci

Cette aberration ne s’arrête pas là. Il faut tenir compte du système de calcul des heures supplémentaires auquel est soumis chaque établissement. En effet, deux systèmes différents existent, la boule à deux mois et la boule dynamique. Si dans le premier cas, l’agent nouvellement promu verra ses heures négatives disparaître purement et simplement, il en sera tout autrement pour le second. L’agent affecté dans un établissement régit par la boule dynamique, devra rembourser sa « dette à taux zéro » contractée contre son gré en tant qu’élève. Deux poids, deux mesures ! Un étudiant effectuant 20 heures par semaine, devra-t-il bientôt « rembourser » ces heures perdues à son futur employeur ? C’est peut-être un sujet prévu lors d’une prochaine « loi travail », mais en attendant, pour que notre ministère ne soit pas celui de l’injustice.

- Nous demandons que tous les stagiaires soient sur un pied d’égalité lors de leur première affectation.
-Nous demandons qu’ils ne soient plus victimes des incohérences de leurs établissements de stage.
- Nous demandons que la situation des agents récemment affectés avec des heures négatives soit régularisée.
-Nous demandons que tous les surveillants pénitentiaires puissent commencer leur carrière sans avoir à rembourser une « dette » à leur nouvel employeur.

La CGT-Pénitentiaire a interpellé l’administration afin qu’elle tranche favorablement sur cette situation inacceptable et qu’elle mette ainsi fin à cette injustice !

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