Accueil > Communiqués > Nationaux > INDEMNITE DE FIDELISATION : UNE USINE A GAZ (...)

INDEMNITE DE FIDELISATION : UNE USINE A GAZ !

mardi 2 août 2016  |   Version imprimable   |   Envoyer par courriel

Dans le cadre du relevé de conclusion du 14 décembre 2015, signé par la CGT-pénitentiaire, figurait au point 3 : Attractivité des métiers et fidélisation.
La CGT a été reçue à la DAP en bilatérale, pour la seconde fois concernant ce sujet, jeudi 29 juillet dernier.

L’administration nous a présenté son projet concernant la création d’une indemnité de fidélisation, pour le corps d’encadrement et d’application, qui sera attribuée à des agents affectés dans un certain nombre d’établissements qui occasionnent des difficultés de recrutement. La liste des établissements concernés aura vocation à être actualisée tous les 5 ans !

Sur le projet, le versement de cette prime d’un montant total de 5 000 euros serait effectué en trois phases : 20% au moment de l’installation de l’agent, 20% au bout de trois années de présence révolus, et 60% au bout de cinq années de présence révolus.

Dans ce projet, il est prévu que l’agent rembourse cette prime en cas de départ hors établissement difficile avant les 5 ans, sauf si l’agent est muté dans l’intérêt du service ! S’il quitte l’établissement à compter de la 4ème année, il ne perçoit pas les 60% restants mais garde le bénéfice des 40% initiaux. Par contre, s’il quitte l’établissement avant le terme de la 3ème année, il rembourse les 20% initiaux !

La CGT-pénitentiaire a fait de nombreuses remarques quant à ce projet de « prime de fidélisation ». Notamment, nous avons mis en avant qu’il était inconcevable que les agents déjà présents sur l’établissement et ayant dépassé les cinq années de présence ne soient pas bénéficiaires de cette prime ! Également, concernant la liste des établissements éligibles, nous avons démontré que bien d’autres établissements correspondaient également aux critères et que la liste était loin d’être complète.

Face à la pertinence de nos remarques, l’administration s’est vue dans l’obligation d’avouer qu’elle n’avait pas pensé à ces questionnements et qu’elle nous rendra compte de décisions qui seront prises suite à notre intervention.

Nous avons également fait remarquer que si les conditions de travail des personnels ne s’amélioraient pas, ce n’est pas une prime qui retiendra les agents en situation de mal être. Il faut repenser le métier pour le rendre plus attractif, notamment à travers le passage en catégorie B.

Pour conclure, la CGT-pénitentiaire a fait savoir à l’administration que même si nous participons à ces réunions dans le but d’améliorer les textes, nous sommes contre le principe de primes versées à certains agents, dans certains établissements, alors que tout le monde n’en sera pas bénéficiaire. L’instauration d’une prime de fidélisation est une véritable usine à gaz, comme toutes les primes qui sont octroyées sur des critères de mérite dont l’objectivité est plus que douteuse !

Montreuil, le 2 Août 2016

Plan du site | Infos légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page